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Sahara occidental : Le Polisario condamne le rejet par le Maroc de toute implication de l’UA

Samedi, afin de célébrer la Journée de l'Afrique, le Parlement de la société civile africaine a organisé en Algérie une conférence sous le thème «Le Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique». L’occasion pour le Polisario de tirer à boulets rouges sur le Maroc, condamnant ainsi le rejet, par le royaume, de toute implication de l’UA dans le différend du Sahara occidental.

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Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur du Polisario à Alger. / Ph. DR
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Lors d'une conférence organisée samedi en Algérie, le Front Polisario a condamné le rejet par le Maroc de la participation de l'Union africaine (UA) au processus pour le règlement du différend du Sahara occidental.

S'exprimant lors de cette conférence tenue sous le thème «Le Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique» et organisée par le Parlement de la société civile africaine pour célébrer la Journée de l'Afrique, Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur du Polisario à Alger, a salué le rôle joué par l'UA pour «soutenir la cause sahraouie». Pour lui, «l'attachement de l'UA aux principes de son Acte fondateur, notamment le respect des frontières héritées au lendemain de l'indépendance et le droit à l'autodétermination, était un gage pour la paix et la stabilité dans le continent».

Le diplomate du Polisario a aussi critiqué la position du Maroc, déclarant que le retour du royaume dans l'Union africaine, après 32 ans d'absence, était une «tentative, qui a échoué à ce jour, de semer la division entre les Etats membres». Le Polisario «a non seulement été maintenu en tant que (…) membre, mais [il] a été imposé dans toutes les réunions de l'UA», a déclaré Abdelkader Taleb Omar.

Le Polisario fait fi de la décision de l'UA prise à Nouakchott en juillet 2018

Mais sur l’implication de l’Union africaine dans le règlement du dossier du Sahara, Adelkader Taleb Omar et le Polisario font toutefois fi de la décision prise il y a quelques mois par l’UA lors du Sommet de juillet 2018 à Nouakchott. Un sommet ayant établi un mécanisme africain comprenant la Troïka de l’Union africaine afin d’«apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations unies».

D’ailleurs, conformément à cette décision, le 32e Sommet de l’Union africaine qui s’est chevé lundi 11 février 2019 à Addis-Abeba n’a pas abordé la question du Sahara occidental. Il a été précédé par une lettre, adressée le 8 février aux ambassadeurs et représentants permanents des pays africains à l’UA, par le conseiller juridique de l’UA et ambassadeur représentant permanant du Nigéria. Un document dans lequel Bankole Adeoye a rappelé l’interdiction d’«aborder, de citer ou de faire référence à la situation du Sahara occidental sous aucune manière et aucune forme», notamment par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA.

De plus, le Maroc s’est déjà assuré que l’ONU soit le seul organe habilité à traiter le différend territorial. Le royaume a ainsi accueilli, en mars dernier, deux tiers des pays de l’UA lors de la Conférence de Marrakech sur l’appui de l’Union africaine au processus onusien sur le Sahara occidental. Une conférence qui a été sanctionnée par une déclaration finale qui affirme le soutien des pays de l’UA au processus onusien et la Troïka instaurée lors du Sommet de Nouakchott.

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