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Société Publié

Affaire Hanane : La partie civile requiert le visionnage de la vidéo en audience publique

Temps de lecture: 2'
La Cour d'appel de Rabat / DR.

La Cour d’appel de Rabat a fixé le 10 février prochain comme date de nouvelle audience dans le cadre de l’affaire Hanane, une trentenaire séquestrée, violée et torturée jusqu’à la mort en juin 2019. Lundi, le tribunal a décidé ainsi de reporter la séance au mois prochain, afin d’écouter l’ensemble des dix prévenus ainsi que les avocats des deux parties, selon le site arabophone Alyaoum24.

Dans leurs requêtes au Parquet, les avocats de la partie civile ont demandé à ce que la vidéo documentant les faits et partagée sur les réseaux sociaux, dans le temps, soit visionnée en audience publique. Quant au prévenu apparu dans cette scène insoutenable de près de quinze minutes, il a nié la préméditation du meurtre, avançant avoir été sous l’emprise de drogues hallucinogènes. Pour sa part, la défense a demandé à ce que soit interrogé un témoin oculaire appuyant la version des autres accusés de participation et de complicité du crime, qui nient les faits à leur tour, indique le site arabophone.

Alors que la scène a été diffusée également via les applications de messagerie instantanée, les prévenus avancent qu’elle aurait été tournée non pas dans l’esprit de diffamer la victime, mais pour constituer un élément de preuve pour signaler les faits à la police. Or, ils sont justement poursuivis pour non dénonciation de ce crime, après que Hanane a été retrouvée, l’été dernier, mourante et gisant dans une ruelle du Mellah, au cœur de l’ancienne médina de Rabat.

En juillet dernier, la vidéo a émergé sur les réseaux sociaux, laissant internautes et associations féministes sous le choc et la colère. Depuis, des sit-in se sont tenus devant le Parlement.

Surnommé «Weld L’marrakchiya», le prévenu principal apparu en train de violer et de torturer Hanane dans la vidéo fait l’objet de poursuites pour «meurtre avec préméditation, usages d’instruments de torture, séquestration, torture, viol, usage de violence, ivresse publique et consommation de drogues». Parmi les autres prévenus, celui qui a filmé la scène, ainsi que des personnes poursuivies pour «participation à un meurtre, non-assistance à personne en danger et non dénonciation de crime».

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