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La normalisation avec Israël absente (officiellement) des entretiens entre Bourita & Pompeo

La question palestinienne et la normalisation avec Israël n’ont pas été examinées par Mike Pompeo et son homologue marocain, du moins officiellement. Néanmoins, elle a permis de révéler les désaccords entre le royaume et la France de Macron.

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Mike Pompeo et Nasser Bourita à Rabat, le jeudi 5 décembre 2019 / Ph. MAECI
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Après une brève réunion avec le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, Mike Pompeo a commencé son véritable agenda marocain, avec des entretiens avec son homologue Nasser Bourita, puis Abdellatif Hammouchi.

Dans une déclaration à la MAP, il s’est félicité que «le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 51 milliards de dirhams, soit une augmentation de 28% par rapport à 2017. Les Etats-Unis sont également considérés comme le 3ème importateur du Royaume et la 4ème destination des exportatations. Les investissements américains sont classés 7ème au niveau des investissements étrangers directs au Maroc».

Et de noter que «plus 160 entreprises américaines sont installées dans le Royaume. Sur le volet touristique, plus de 300.000 touristes américains ont visité le Royaume, soit une augmentation de 20% par rapport à 2017», a-t-il indiqué.

Quand Bourita fait l’impasse sur le rôle de la France dans la stabilisation du Sahel

Dans sa déclaration, le ministre a fait savoir que les entretiens avec Mike Pompeo ont porté sur la situation au Sahel, soulignant la convergence des vues des deux pays à ce sujet. Une région «stratégique qui nécessite une coordination à plusieurs niveaux».

Le ministre a saisi l’occasion pour affirmer que «le Maroc considère que les approches unilatérales se sont avérées inefficaces et appelle à l’adoption d’une approche globale et collective basée sur la coordination entre les pays du Maghreb et les Etats du Sahel (CEN-SAD) et de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)». A noter que Bourita n’a pas mentionné le rôle de la France dans la stabilisation de la zone. En revanche, il a indirectement intégré l’Algérie.

La même position a été défendue, le 15 septembre dernier, par le chef de la diplomatie à l’occasion du sommet extraordinaire de la CEDEAO consacrée à la lutte contre le terrorisme. «Les approches partielles et les démarches sélectives ont prouvé leur inefficacité (…) Une remise en cause salutaire et une réflexion profonde sont nécessaires», a-t-il plaidé à Ougadougou.  

Ce jeudi, la rencontre avec son homologue américain a été l’occasion «d’examiner les moyens à même de renforcer la coopération entre les deux pays au service de la stabilité régionale, notamment en matière de lutte contre les groupes terroristes et les organisations jihadistes». Ce volet de la coopération entre Rabat et Washington a sans doute été au menu de la rencontre entre Mike Pompeo et Adellatif Hammouchi, le chef de la DGST et la DGSN.

A la veille de la visite du secrétaire d’Etat américain à Rabat, des médias israéliens ont annoncé que Washington a proposé à quatre pays arabes, dont le Maroc, de signer un pacte de non-agression avec Israël, un prélude à un établissement des relations diplomatiques.

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