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Société Publié

Australie : Seul un témoin sur trois s'arrête lors d'un acte islamophobe

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Des manifestants en Australie arborant des messages hostiles à l'islam et aux musulmans. / DR

La plupart des attaques islamophobes perpétrées en Australie ont eu lieu en public et pourtant, seuls 14% des passants sont intervenus et, parmi ceux-ci, seul un sur trois a défendu la victime. C’est ce qui ressort du rapport de l’Académie australienne des sciences islamiques et de la recherche sur l’islamophobie en Australie, relayé par le média en ligne The Conversation.

Ce deuxième rapport biennal a analysé 349 incidents islamophobes signalés auprès du registre australien de l’islamophobie de 2016 à 2017. Combinés au rapport précédent, 592 cas au total ont été enregistrés au cours des quatre dernières années.

Les deux rapports montrent de manière concluante que l’islamophobie existe en Australie et qu’il s'agit d’un problème social persistant, qui cible essentiellement les femmes, une vulnérabilité qui découle du fait que le port du hijab est un signe religieux identifiable.

Les lieux surveillés, comme les centres commerciaux et les gares ferroviaires, entre autres, ont subi 60% de plus de harcèlement que les lieux non surveillés, soit une augmentation de 30% par rapport au précédent rapport. Les actes islamophobes dans les centres commerciaux étaient les plus fréquents, représentant 25% des incidents signalés.

«Les crimes motivés par la haine font rarement l’objet de poursuites en Australie et, combinés à l’absence d’intervention de témoins et aux stéréotypes négatifs omniprésents sur les musulmans, les auteurs semblent plus enhardis», note The Conversation.

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