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Société Publié

France : Une rectrice quitte une école en raison de la présence de mères voilées

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Photo d'illustration. / Ph. Frederick Florin - AFP

A nouveau, les mères voilées sont stigmatisées. Ce jeudi matin, à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, des ateliers de coéducation avec des parents d’élèves ont été organisés à l’école Charles-de-Gaulle de Clamart (Hauts-de-Seine), dans l’objectif de «montrer que le respect de l’autre peut s’apprendre dès le plus jeune âge», indique Le Parisien.

Faisant l’objet d’une visite officielle, ces ateliers ont été ponctués par la présence de la rectrice de l’académie de Versailles Charline Avenel, la directrice académique Dominique Fis et le maire de Clamart Jean-Didier Berger. Mais voilà, une fois franchie la porte de l’école, le malaise s’installe dans la délégation en raison de la présence d’une mère voilée qui accompagne des élèves.

Les officiels passent d’abord leur chemin et poursuivent leur visite dans la cour, où deux autres mères voilées sont également présentes. C’est ainsi que la délégation décide de quitter les lieux : «La règle est claire, nous sommes sur le temps scolaires, à l’intérieur de l'école, les signes religieux ne sont pas admis», justifie Charline Avenel, rectrice de l’académie de Versailles.

«Je comprends que ce n’est pas facile pour la directrice de définir les situations, poursuit la rectrice. Mais il existe une plateforme laïcité au niveau national et au niveau académique pour accompagner les enseignants et les directeurs d'école. On ne peut pas être résignés. Ce cas sera analysé.»

«Sur une kermesse, c’est autre chose, mais là nous sommes au sein de l’école, soutient de son côté Jean-Didier Berger, maire de Clamart. Je rappelle que les sénateurs se sont saisis de la question pour les sorties scolaires», ajoute-t-il en référence au récent vote du Sénat contre le port de signes religieux des accompagnants lors de sorties organisées par l’école.

L’une des mères accompagnatrices, Siam, n’a pas eu le temps de comprendre ce qui s’est passé. «Ils sont vraiment partis à cause de moi ? s’interroge-t-elle. Moi je fais ça pour mes enfants, j’aime qu’ils sachent que je suis présente et que je participe à leur vie à l'école.»

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