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Politique Publié

Congrès du Polisario : Brahim Ghali élimine de la course ses concurrents

Le rêve d’un second mandat à la tête du polisario se concrétise pour Brahim Ghali. Reprenant la recette rodée par son prédecesseur, Mohamed Abdelaziz, il a éliminé de la course ses principaux adversaires. 

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Brahim Ghali en treillis militaire / DR

Le 15e congrès du Polisario est prévu fin décembre. A quelques mois de cette échéance, Brahim Ghali a réussi à convaincre la majorité des membres du secrétariat général du Front d’exiger de chaque prétendant au poste de secrétaire général de répondre d’une «expérience dans les combats» contre les Forces armées royales. Une condition qui exclut de facto tous les jeunes nés dans les camps de Tindouf au milieu des années 70 et avant la conclusion du cessez-le-feu avec le Maroc, sous l’égide des Nations unies, le 6 septembre 1991.

Cette seconde génération devra encore s’armer de patience et attendre les mises à la retraites -volontaires ou forcées- des cadres historiques du Polisario pour se voir enfin confier les premiers rôles.

Sur les traces de Mohamed Abdelaziz

«En inscrivant ‘l’expérience aux combats’ contre le Maroc dans la liste des conditions à remplir, Ghali se débarrasse ainsi de son principal adversaire : Abdelkader Taleb Oumar», nous confie un expert du dossier. Cet originaire de la tribu des Oulad Dlim (connue pour son passé protestataire) compte une riche carrière politique et administrative mais sans le moindre parcours militaire.

L’actuel représentant du Front à Alger a en effet longtemps assumé de hauts postes de responsabilités dans les rangs de la direction du Front dont notamment président du «Parlement sahraoui» en 1995 et «Premier ministre» de 2003 à 2018.

C’est justement Brahim Ghali qui, en février 2018, avait mis un terme à son expérience à la tête du «gouvernement» en désignation Mohamed Ouali Akeik (grande teibu des Tekna) pour le remplacer. Ensuite Oumar a été envoyé loin des camps de Tindouf à la tête de la représentation du Polisario à Alger.

Depuis, ses apparitions se font rares. Auparavant habitué à rencontrer les présidents africains lors des sommets de l’UA, Oumar se contente désormais de quelques réunions avec certains ambassadeurs, chefs de partis algériens ou avec la presse.

On apprend par ailleurs que la condition de l’ «expérience dans les combats» contre les FAR avait été introduite pour la première fois lors du 14e congrès de 2014. Elle avait permis en son temps à Mohamed Abdelaziz, alors gravement malade, de se débarrasser de certains de ses adversaires. Une recette que Brahim Ghali, un autre membre des Rguibates, expérimente à son tour.

Ghali est à la tête du Polisario depuis le congrès extraordinaire de juillet 2016, ayant suivi le décès de Mohamed Abdelaziz.

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