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Histoire : Lorsqu’un écrivain algérien proposa l’idée de commémorer la Fête du trône

La génèse de la Fête du trône au Maroc remonte à 1933, lorsque l’écrivain algérien Mohamed Ben Saleh Maysa, qui vivait dans le pays, en a eu l’idée.

Publié
Photo d'illustration / Ph. DR.
Temps de lecture: 3'

Depuis deux décennies, le 30 juillet marque la célébration de la Fête du trône au Maroc. Mais pour connaître les origines de cette commémoration, retour aux années 1930, au temps où le royaume était sous Protectorat français (1912 – 1956).

La première Fête du trône fut célébrée en 1933. Mohamed Hassan Ouazzani, alors rédacteur en chef de «L’action du peuple» et fondateur du Parti de la démocratie et de l’indépendance (PDI) en 1946, consacra une partie de son livre «Vie et lutte» à la genèse de ce qui devint une fête nationale. Ainsi, Ouazzani affirma que c'est le journaliste algérien Mohamed Ben Saleh Maysa, résidant au Maroc et directeur du magazine éponyme qui était publié dans les années 1930 à Rabat, eut l’idée de cette célébration.

Une inspiration des nationalistes

De son côté, l’intellectuel et l’un des fondateurs du mouvement national marocain, Boubker el-Kadiri, publia un article sur «les origines de la Fête du trône», repris dans le numéro 227 de la revue «Dawat al-Haqq». Il y expliqua que Mohamed Saleh Maysa avait consacré un écrit aux fêtes religieuses musulmanes, concluant par une recommandation pour célébrer annuellement l’intronisation du sultan marocain.

Mohamed Hassan Ouazzani apprécia l’idée qui ravivait un certain sentiment d’appartenance. A partir de là, il écrivit une série d’articles dans «L’action du peuple» en s’adressant notamment aux membres du mouvement national pour décréter cette date comme une fête, à travers laquelle toutes les composantes de la société renouvèleront leur attachement au sultan, à rebours des décrets du Protectorat qui visaient l’inverse. L’idée fut rapidement adoptée et une lettre fut envoyée aux autorités françaises dans ce sens.

Dans une déclaration à la MAP, l’historien Abdelhak El Merini souligna que cette idée était défendue par «un groupe de jeunes patriotes contre la présence française du Maroc, qui publiaient à cet effet des séries d’articles rattachant cette célébration à l’unité du Maroc et à son intégrité religieuse».

L’officialisation de la Fête du trône

Dans leur tentative de contenir la détermination des nationalistes, les autorités françaises autorisèrent la célébration. Abdelhak El Merini précisa que la première fête du trône eut lieu six ans après l’investiture du sultan Mohamed ben Youssef (1927 – 1957 puis roi de 1957 à 1961). «Le 18 novembre 1933 à Fès, dans la ville de Salé, à Rabat et à Marrakech, elle fut célébrée par des groupes de jeunes».

A l’occasion, les établissements scolaires furent fermés et les rues ornées de drapeaux, rappela de son côté Boubker el-Kadiri en notant que «les préparatifs s’étendirent sur des semaines, depuis le mois d’octobre».

Boubker el-Kadiri rappela qu’après les festivités, les jeunes organisèrent une grande manifestation nationale, appelant le Pacha à fériériser cette journée. A l’approche de novembre 1934, les autorités protectorales sentirent le danger et tentèrent d’anticiper l’engouement pour la commémoration et de le freiner, en publiant un décret qui posa des conditions à la tenue des festivités.

La décision fut rendue publique le 26 octobre 1934 et promulguée au Bulletin officiel le 2 novembre de la même année.

Parmi les clauses de ce décret, les Pacha devaient organiser des rencontres musicales et s’occuper d’orner leurs villes mais aussi de distribuer vêtements et nourriture aux bénéficiaires des centres caritatifs. La condition qui était posée au bon déroulement de la journée de fête était de ne pas tenir de discours royaux.

La chercheuse Senem Aslan souligna dans son livre «L’édification des nations en Turquie et au Maroc» (Cambridge University Press, 2015) qu’en «inventant de nouvelles traditions et de nouveaux rituels», les nationalistes tentaient de «mobiliser la population pour des manifestations», en utilisant la «légitimité religieuse» du sultan. Dans une autre analyse, Susan Gilson Miller indiqua dans son livre «Une histoire du Maroc moderne» (Cambridge University Press, 2013) que «le sultan, même sans son consentement explicite, avait effectivement été approprié comme symbole de la nation».

Depuis, les Marocains commémorèrent la Fête du trône pour célébrer le jour de l’intronisation des rois qui se succédèrent à la tête du pays.

Sakina2020
Date : le 12 février 2024 à 00h47
Personne ici ne prendra la peine de lire tout ce blabla de Doumir. J'ai fait un effort pour lire les premières lignes et je me suis arrêtée ici baraka safi ***C'est facile de répéter la propagande coloniale utile à légitimer l'implantation de colonies*** l'implantation de colonies, ton pays l'a soutenue quand il a défendu les frontières héritées du colonialisme, alors que ta junte avait promis de rediscuter les frontières avec le Maroc.
Citation
Sole-mio75 à écrit:
Le nom Algérie est sorti de la tête de l'administration française ! C'est le degré zéro de la lucidité. C'est facile de répéter la propagande coloniale utile à légitimer l'implantation de colonies. Tellement debile que je ne sais pas par quoi commencer. Pour simple pour les debiles profonds de ton type : le terme "Bilad Al jazair" existe depuis le 11ème siècle mentionné dans le livre du géographe Al Bekri, puis dans la célèbre Kitab El Ibar d'Ibn Khaldoun qui d'ailleurs delimite sa frontière au fleuve El Moulouiya ! Ensuite des centaines et des centaines de mentions du terme Algéri dans les documents et littérature officiels Italiens, puis les termes Argel (mal prononcé) par les espagnols, puis le terme Çezaiir par les Ottomans et puis Algérie par les français qui n'ont fait que reprendre le même terme millénaire en le francisant comme il le font souvent. Concernant le terme Maroc, lui vient de Marrakech à cause du cuir, ville fondée par les Almoravides de Mauritanie et qui veut dire " Amor akech" en berbère c'est à dire "terre sacrée". Ensuite la terre du Maroc actuel a eu plusieurs appellations comme sultanat de Fèz, de Meknès, de Rabat( ville fondée par l'algérien Abdelmounen de Nedroma), sultanat Cherifien, jusqu'au terme Maroc donné par la France. Officiellement le pays s'appelle le Maroc à l'onu (morroco) et presque dans toutes les langues (sauf en iranien qui disent Fèz justement en souvenir de l'ancienne appellation). Paradoxalement et étrangement en arabe le nom du pays c'est Al maghrib. C'est une grande escroquerie pour faire croire que toute la région véritable du Maghreb c'est le Maroc et pouvoir s'accaparer toutes les caractéristiques et bonnes choses par le vol, la propagande et la manipulation (comme le quartier et le mur des maghrébins de Jérusalem ou le quartier des maghrébins du Caire, le zellige, le couscous, la musique, la littérature...). En résumé c'est un pays qui a 2 noms complètement différents dont le nom international a été donné par une tribu Mauritanienne et validé par le colon français( le Maroc) et le second nom est une escroquerie géographique(El maghrib) sans aucun fondement historique. Ce même pays (plutôt ses quelques habitants extrémistes) doutent du terme "Algérie" qui contrairement au précédent a une origine millénaire ( Al Bekri, Ibn Khaldoun....), un fondement historique, politique et sociale et surtout surtout donné par ses propres habitants. Un tout petit peu de recherches et de réflexions au lieu de répéter les propagandes et révisionnisme coloniale et néo-colonil.
retdsfgdfsg
Date : le 12 février 2023 à 15h40
300 ans de viol Turc 130 ans de viol Français Ben Bella (un Marocain de Marrakech) a fondé votre pays Retourne à ta file de lait maintenant le Kouloughli
Sole-mio75
Date : le 12 février 2023 à 13h35
Le nom Algérie est sorti de la tête de l'administration française ! C'est le degré zéro de la lucidité. C'est facile de répéter la propagande coloniale utile à légitimer l'implantation de colonies. Tellement debile que je ne sais pas par quoi commencer. Pour simple pour les debiles profonds de ton type : le terme "Bilad Al jazair" existe depuis le 11ème siècle mentionné dans le livre du géographe Al Bekri, puis dans la célèbre Kitab El Ibar d'Ibn Khaldoun qui d'ailleurs delimite sa frontière au fleuve El Moulouiya ! Ensuite des centaines et des centaines de mentions du terme Algéri dans les documents et littérature officiels Italiens, puis les termes Argel (mal prononcé) par les espagnols, puis le terme Çezaiir par les Ottomans et puis Algérie par les français qui n'ont fait que reprendre le même terme millénaire en le francisant comme il le font souvent. Concernant le terme Maroc, lui vient de Marrakech à cause du cuir, ville fondée par les Almoravides de Mauritanie et qui veut dire " Amor akech" en berbère c'est à dire "terre sacrée". Ensuite la terre du Maroc actuel a eu plusieurs appellations comme sultanat de Fèz, de Meknès, de Rabat( ville fondée par l'algérien Abdelmounen de Nedroma), sultanat Cherifien, jusqu'au terme Maroc donné par la France. Officiellement le pays s'appelle le Maroc à l'onu (morroco) et presque dans toutes les langues (sauf en iranien qui disent Fèz justement en souvenir de l'ancienne appellation). Paradoxalement et étrangement en arabe le nom du pays c'est Al maghrib. C'est une grande escroquerie pour faire croire que toute la région véritable du Maghreb c'est le Maroc et pouvoir s'accaparer toutes les caractéristiques et bonnes choses par le vol, la propagande et la manipulation (comme le quartier et le mur des maghrébins de Jérusalem ou le quartier des maghrébins du Caire, le zellige, le couscous, la musique, la littérature...). En résumé c'est un pays qui a 2 noms complètement différents dont le nom international a été donné par une tribu Mauritanienne et validé par le colon français( le Maroc) et le second nom est une escroquerie géographique(El maghrib) sans aucun fondement historique. Ce même pays (plutôt ses quelques habitants extrémistes) doutent du terme "Algérie" qui contrairement au précédent a une origine millénaire ( Al Bekri, Ibn Khaldoun....), un fondement historique, politique et sociale et surtout surtout donné par ses propres habitants. Un tout petit peu de recherches et de réflexions au lieu de répéter les propagandes et révisionnisme coloniale et néo-colonil.
Tazi!
Date : le 12 février 2022 à 00h45
Une partie soi-disante combative,qui voudrait planter un coup de couteau dans le dos du pays qui l'a aidé à acquérir, enfin,un semblant de démocratie grâce à l'aide du Royaume du Maroc depuis 1962? Il y avait les français depuis 1830 et les ottomans,de mémoire depuis 1512, pauvres ignorants! Un enfant tombé dans un puit et précieux aux yeux de toute une noble patrie a donné une leçon de moral sur l'importance du précieux marocain pris au sérieux ! Et toi et tes putains de balivernes,tu racontes quoi ? Le nom même d'Algérie est sortie de la cervelle d'un français et vous avez hérité de délimitations géographiques issues des derniers colons ! Tu ne me crois pas ? Regarde la carte de ton pays tracé à la règle ! Enfin,le Royaume du Maroc aurait pû avoir eu un tracé des frontières avantageux, mais les harkis de votre trempe ne sont pas les bienvenus chez nous, d'où une volonté marocaine d'une concertation envers un pays se déclarant frère et ayant coûté du sang marocain.. Vous vous dîtes frères ? Honte à vous ! Le vrai peuple algérien ? Pas de soucis ! Mais les marionnettistes du pouvoir en girouette d'Alger : jamais !
Zenata
Date : le 12 février 2022 à 00h29
Depuis que les envahisseurs et vautours français ont mis le pied sur le sol algérien, la population n'a jamais cessée de combattre et de lutter et quand l'affrontement était disproportionné ils ont fait le dos rond mais avec toujours cette détermination et ce sentiment d'appartenance collectif. C'est ce que nomme nos cousins, les juifs, la patrie dans le livre (le Tanakh) et sous le bras partout où on va. Pour nous la patrie était dans le cœur, la tête et partout sous nos pied. C'est un petit aperçu de ce que c'est une nation, beaucoup plus profond et enraciné que tes caricatures simplictes pour te rassurer et te conforter dans tes illusions supérieurs. Prend le temps de la vraie réflexion et de l'introspection ça pourrait te grandir
Mouhammad1900
Date : le 11 février 2021 à 22h15
De la haine et de l’ignorance, et beaucoup de bêtise.
Citation
participant à écrit:
Tu prouves par ton intervention que tu es esclave de l’idéologie des caporaux qui mènent ce territoire à une faillite certaine , Y a pas un milligramme de haine dans mes propos.Y a juste du réalisme , du bon sens et de la lucidité , comme cet "algérien" en 1933. Le pouvoir d'Alger n'a jamais eu de légitimité , c'est de la haine ça ?
participant
Date : le 11 février 2021 à 22h11
Tu prouves par ton intervention que tu es esclave de l’idéologie des caporaux qui mènent ce territoire à une faillite certaine , Y a pas un milligramme de haine dans mes propos.Y a juste du réalisme , du bon sens et de la lucidité , comme cet "algérien" en 1933. Le pouvoir d'Alger n'a jamais eu de légitimité , c'est de la haine ça ?
Mouhammad1900
Date : le 11 février 2021 à 22h03
Quel rapport avec le sujet ce flot de haine?
Citation
participant à écrit:
C 'est contradictoire comme titre, si j'ai bien compris l'article ! On ne peut pas dire qu'un algérien a eu l'idée de célébrer la fête du Trône en 1933 puisque tout simplement l’Algérie n'existait pas , et n’était même pas l'ombre d'une idée que ca soit dans l'esprit des autochtones et encore moins dans l'esprit des métropolitains ( les français ) . C’était plutôt un citoyen du Royaume chérifien qui a eu cette belle illumination, une idée qui aurait éviter à ce territoire plein de péripéties. Mais quitte à heurter certains , cette solution réglerait pas mal de problèmes voire la totalité des problèmes ...des habitants des territoires dits algériens, à commencer par le prix du kilo de sardine ou comme on l’appelle en ce moment le CAVIAR. car , soyons francs et sans animosité ni chauvinisme , le problème de l’Algérie est que le pouvoir n'a et n'a jamais eu de légitimité , encore aux dernières élections , si on peut appeler ca élection. Je pari que le Général de Gaule en avait conscience quand il a décidé la tenue d un réfereundum sur l’Algérie française.
participant
Date : le 11 février 2021 à 21h45
C 'est contradictoire comme titre, si j'ai bien compris l'article ! On ne peut pas dire qu'un algérien a eu l'idée de célébrer la fête du Trône en 1933 puisque tout simplement l’Algérie n'existait pas , et n’était même pas l'ombre d'une idée que ca soit dans l'esprit des autochtones et encore moins dans l'esprit des métropolitains ( les français ) . C’était plutôt un citoyen du Royaume chérifien qui a eu cette belle illumination, une idée qui aurait éviter à ce territoire plein de péripéties. Mais quitte à heurter certains , cette solution réglerait pas mal de problèmes voire la totalité des problèmes ...des habitants des territoires dits algériens, à commencer par le prix du kilo de sardine ou comme on l’appelle en ce moment le CAVIAR. car , soyons francs et sans animosité ni chauvinisme , le problème de l’Algérie est que le pouvoir n'a et n'a jamais eu de légitimité , encore aux dernières élections , si on peut appeler ca élection. Je pari que le Général de Gaule en avait conscience quand il a décidé la tenue d un réfereundum sur l’Algérie française.
Dernière modification le 12/02/2024 00:47
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