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Depuis le Maroc, Brian Hook condamne la politique de l’Iran et du Hezbollah

La visite de Jared Kushner au Maroc a servi à l’administration Trump pour affirmer sa politique vis-à-vis du régime iranien. Une mission confiée à Brian Hook, le représentant spécial des Etats-Unis pour l’Iran.

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Brian Hook / Archive - DR
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Moins médiatisé que le «Deal du siècle», le dossier iranien était inscrit sur l’agenda de la visite de Jared Kushner au Maroc. Brian Hook, le représentant spécial des États-Unis pour l'Iran et conseiller principal en matière de politique auprès du secrétaire d'État Mike Pompeo, était du voyage avec le conseiller de Donald Trump.

Nommé le 16 août 2018 à ce poste, il est chargé de diriger le Groupe d’action créé au sein de la diplomatie américaine. Une instance qui a pour mission de coordonner «tous les aspects des activités du département d'Etat liées à l'Iran. Le gouvernement tout entier est engagé pour modifier le comportement du régime iranien», avait déclaré Mike Pompeo lors de l’installation de Hook dans ses nouvelles fonctions.

La formation de ce Groupe répond à la nouvelle stratégie déclinée par Pompeo le 21 mai 2018, juste après le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai 2018.

Quand Hook insiste sur le Hezbollah depuis le Maroc

Au Maroc, Brian Hook a présenté la politique de son pays à l'égard du régime à Téhéran, mettant l’accent tout particulièrement sur le Hezbollah. D’ailleurs, le nom de l’organisation chiite libanaise est cité à quatre reprises dans une déclaration accordée à la MAP.

Pour rappel, le royaume a rompu le 1er mai 2018, ses relations diplomatiques avec l’Iran à cause justement de l’appui de la puissante milice chiite libanaise de Hassan Nasrallah au Polisario. En septembre dernier, dans une interview au site Breitbart, le ministre des Affaires étrangères marocain avait pointé du doigt la «connexion entre le Hezbollah et le Polisario» qui revêt, selon lui, un caractère «très dangereux pour l’Afrique du nord».

Un élément qui n’a pas échappé à Hook. «La politique étrangère américaine, en dehors de l’accord sur le nucléaire iranien, nous donne plus de poids pour influencer et dissuader l’Iran quant à ses agressions régionales et l’appui qu’elle assure pour le Hezbollah et les autres relais», a-t-il souligné.

«Nous avons mis en place une nouvelle stratégie pour contrer l’agression iranienne dans le Moyen Orient et ailleurs, une stratégie qui a eu beaucoup de conséquences négatives sur les relais iraniens dans la région, notamment le Hezbollah.»

Brian Hook

Il s’est dit par ailleurs convaincu que les sanctions économiques américaines contre l’Iran commençaient à porter leurs fruits. «En mars, le leader du Hezbollah a procédé pour la première fois de son histoire à un appel aux dons puisque l’Iran n’a pas les moyens qu’il possédait avant pour soutenir» le mouvement libanais.

En septembre dernier, à Washington, le chef de la diplomatie marocaine avait rencontré Brian Hook. Nasser Bourita présidait alors la délégation marocaine ayant pris part aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU.

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