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Politique Publié

Jerada : A sa quatrième semaine, le Hirak ne faiblit pas

Le Hirak de Jerada diversifie ses formes de protestation alors que la détermination des habitants est toujours au beau fixe.

Temps de lecture: 2'
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La contestation se poursuit à Jerada avec un nouveau programme. Les grandes marches en direction du siège du gouvernorat ne sont plus quotidiennes, mais organisées chaque mercredi et samedi. Les autres jours de la semaine, ce sont les quartiers de la ville qui prennent le relais avec des manifestations prévues en soirée.

Ce samedi 13 janvier, les habitants avaient rendez-vous avec une marche provinciale. «La population de Jerada et de ses environs a répondu à l’appel du comité du Hirak», nous confie une source associative locale.

«Les habitants sont déterminés à continuer leur mobilisation. C’est leur seule option et leur unique moyen d’amener le gouvernement El Othmani à satisfaire leurs revendications.»

Douze jours après la réunion avec le ministre de l’Energie et des mines, Aziz Rebbah, la population attend toujours la concrétisation des promesses.

Des promesses qui attendent d’être honorées

«Il y a deux jours, les mineurs des ‘cendrillates’ atteints d’anthracose ont réussi à arracher le droit de se soigner gratuitement dans l’hôpital spécialisé, consacré au traitement de cette maladie. D’habitude, seuls les anciens ouvriers de la mine de Jerada bénéficient de ce service, telle une faveur. A part ce ‘cadeau’, aucune promesse n’a encore été honorée», déplore notre interlocuteur sur place.

Outre les engagements d’Aziz Rebbah de garantir jusqu’à 10 000 emplois, le gouverneur de la ville a promis aux jeunes des «cendrillates» des postes d’agents de sécurité dans des administrations publiques, dans des banques, ainsi que dans les chantiers que mènent l’Entraide Nationale.

Après l’avoir annoncé hier, le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani est bien arrivé ce samedi à Fès. Il est accompagné d’une importante délégation, comprenant les ministres de l’Intérieur, des Finances, de la Communication et culture, de l’Equipement et des transports, ainsi que du Tourisme. Souhaitant que la capitale spirituelle joue le rôle de moteur économique pour la région, il a annoncé le projet d’une zone industrielle dédiée au secteur aéronautique.

Jerada, qui entame sa quatrième semaine de contestation suite aux décès de deux frères ouvriers dans une mine clandestine, devra encore attendre pour être touchée par la même grâce. 

1 commentaire
bouza75
Date : le 14 janvier 2018 à 12h23
L'état doit rouvrir la mine de Jerrada, même si elle est déficitaire. Il faut la rénover et l'exploiter afin de donner du travail aux gens d'une part et de fournir du charbon pour se chauffer aux malheureux des zones reculées qui souffrent du froid d'autre part. C'est tout bénéf. Pourquoi l'état refuse-t-il de subventionner des projets d'utilité publique et nationale? beaucoup de pays européens le font! Beaucoup de projets sont à l'arrêt car ils ne seraient pas rentables, mais c'est sans compter le bénéfice au niveau de l'emploi, de la population et de richesses produites. C'est là qu'il faut investir de l'argent, et non dans des chimères.
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