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Archive Culture   Publié

Nomad #28 : La tour Hassan, le minaret inachevé de la capitale

La tour Hassan est l’un des monuments les plus emblématiques de la ville de Rabat. C’est un passage obligé pour tous les touristes qui souhaitent s’immerger dans l’histoire de la dynastie Almohade au Maroc. Un petit retour en arrière sur l’histoire du minaret inachevé dans l’article Nomad de la semaine.

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La tour Hassan à Rabat, un symbole fort de l'art Almohade. / Ph. Rinku Roy Chowdhury/ Flickr

La tour Hassan fait partie des lieux incontournables de la capitale marocaine. Situé sur la rive gauche du Bouregreg, le lieu représente les ambitions démesurées du sultan Yacoub Al Mansour qui voulait faire du lieu de culte la plus grande mosquée du monde musulman après Samarra en Irak.

Les travaux ont commencé à la fin du XIIème siècle, en 1196. Trois ans plus tard, le calife Almohade décède et son projet est abandonné. La tour fait 44 mètres de haut, mais si l’on se réfère aux critères de construction de la dynastie Almohade, le minaret aurait dû s’élever à 80 mètres. Il aurait ainsi dépassé celui de la Koutoubia à Marrakech (69 mètres de haut).

La tour Hassan à Rabat. / Ph. Gabriel Romeno Plana/FlickrLa tour Hassan à Rabat. / Ph. Gabriel Romeno Plana/Flickr

Chef d’œuvre de l’art marocain traditionnel

Le visiteur ne peut être qu’ébloui par l’immensité de l’esplanade pavée de blanc avec 44 piliers et plus de 300 colonnes de marbre. La tour Hassan surplombe les Oudayas et la ville de Salé, offrant une vue imprenable sur le fleuve Bouregreg.

A l’époque, la mosquée avait 14 portes. Selon le site du ministère des Habous et des affaires islamiques, le site au total fait 2 550 m2. Il est même qualifié de «chef d’œuvre de l’art marocain traditionnel». Le mystère plane toutefois autour de l’architecte à l’origine du projet puisque la tour Hassan ressemble à la Giralda de Séville et la Koutoubia à Marrakech. Deux monuments qui sont un exemple fascinant de l’art Almohade dans toute sa splendeur.

Les historiens ne savent pas non plus d’où vient l’appellation «Hassan». Chaque face de son minaret à la couleur ocre porte un ornement différent, les dessins sont sculptés directement dans la pierre. Selon la même source, «la rampe qui permet l’ascension de la tour est suffisamment large pour qu’un homme à cheval la gravisse».

Le minaret de la tour Hassan. / Ph. Mélodie ChumLe minaret de la tour Hassan. / Ph. Mélodie Chum

Le premier événement majeur ayant impacté l’architecture de la tour Hassan est le tremblement de terre de 1755. Ensuite, les aléas du temps mélangés avec le climat et la pollution de Rabat ont assombri les façades rénovées en 1970, indique le Huffpost Maroc. «L’humidité due à la proximité de l'océan et du fleuve Bouregreg ont fragilisé la structure et effrité la pierre». Les ministères de la Culture, de l’Intérieur, des Habous et des affaires islamiques ont investi 17,6 millions de dirhams pour la rénovation de la tour Hassan. Les travaux avaient commencé en 2015 pour se terminer en 2016, offrant ainsi une peau neuve à l’incontournable monument de Rabat.

Informations pratiques

La tour Hassan est ouverte au public gratuitement. 

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