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Politique Publié

Benkirane attend le retour du roi pour lui présenter la liste du gouvernement ou lui déclarer son échec

Abdelilah Benkirane multiplie les messages à qui de droit. Ce matin, il a déclaré devant les jeunes de son parti attendre le retour du roi au Maroc pour lui remettre la liste de son prochain gouvernement ou l’informer qu’il n’est pas parvenu à constituer une majorité. Les consultations buttent toujours sur la participation de l'USFP. Détails.

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Les réunions internes du PJD offrent des occasions particulières à Benkirane pour aborder le blocage que connaissent les consultations pour former le nouvel exécutif. Ce matin à Bouznika, lors la session du comité central de la jeunesse de la Lampe, le chef du gouvernement désigné a ouvertement appelé à baisser le rideau de cette «séquence surréaliste» qui dure depuis plus de cinq mois.

«Il faut que nous assumions nos responsabilités», a-t-il martelé devant une assistance qui ne partage pas forcément les «concessions» accordées au président du RNI ni son silence sur les procès des jeunes du PJD dans le cadre de la loi antiterrorisme. «J’attends le retour du roi pour lui remettre la liste du gouvernement ou de lui dire non», a-t-il annoncé.

Le PJDiste s’est gardé de révéler ce qu’il compte entreprendre dans le cas où il ne parviendrait pas à constituer une majorité. Un objectif qui butte toujours sur l’intégration de l’USFP. Samedi le même Benkirane a réitéré, devant le conseil national de son syndicat l’UNTM, son opposition à la présence de la Rose dans son projet de coalition gouvernementale.

Benkirane peut compter sur la carte Benabdellah

Le RNI et ses alliés ne l’entendent pas de cette oreille. Mais en attendant le retour du roi au Maroc, Abdelilah Benkirane peut compter sur la présence de Nabil Benabdellah au sein de la délégation officielle accompagnant Mohammed VI en Afrique. Le ministre de l’Habitat et secrétaire général du PPS peut jouer les médiateurs entre le PJDiste et le RNIste. Un rôle qu’il avait assumé, pendant un temps, entre l’islamiste et des membres de l’entourage royal avant qu’il ne tombe en disgrâce suite à ses critiques ouvertes contre Fouad Ali El Himma.

Reste à savoir si cette question de la participation de l’USFP pourrait provoquer des élections anticipées ? Force est de constater que les grands partis politiques ne sont pas en mesure de descendre, de nouveau, dans l’arène alors que le PJD, l’Istiqlal, le RNI et l’USFP se préparent à organiser leurs congrès respectifs. A cela s’ajoute le coût financier de nouvelles élections législatives, d’abord pour le ministère de l’Intérieur et pour les candidats des autres formations à l’exception de ceux de la Lampe.

Au sein du PJD plusieurs voix -et non des moindres- telles Mustapha Ramid, Lahcen Daoudi et Aziz Rebbah, commencent à appeler à dépasser l’obstacle de l’USFP au nom des «intérêts suprêmes de la nation».

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