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Guelmim : Une manifestation réclame la vérité sur le décès d’un jeune après 10 jours de grève de la faim

Officiellement, le jeune diplômé sans emploi, originaire de Guelmim, a trouvé la mort après dix jours de grève de la faim. Sa famille remet en cause cette version du ministère de la Justice et avance, plutôt, la thèse de la torture.

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Temps de lecture: 2'

Guelmim est en ébullition. Hier soir, plus de deux mille habitants ont battu le pavé, réclamant la vérité sur la mort d’un membre actif de l’association sahraouie des diplômés sans emploi. Officiellement, Brahim Sika est décédé des «suites de sa grève de la faim», selon un communiqué du procureur du roi près la cour d’appel d’Agadir parvenu à notre rédaction.

La même source affirme que le jeune était «diabétique». Une version que la mère du défunt récuse dans un enregistrement vidéo, attribuant le décès de son fils «aux conséquences de séances de torture» qu’il aurait subi depuis son arrestation le 1er avril par la police de Guelmim, alors qu’il s’apprêtait à participer à un sit-in des diplômés sans emploi.

Le 4 avril, l’avocat de Brahim Sika a demandé à la justice de soumettre son client à une expertise médicale en vue de s’assurer de ses allégations de torture. «Le diagnostic a conclu à l’inexistence de traces de violence sur le corps», lit-on dans le communiqué du procureur du roi.

La famille réclame une enquête

Mais la version du ministère de la Justice peine à convaincre la famille et des associations à Guelmim. Une plainte a été déposée par la sœur de Sika afin d'élucider les circonstances du décès de Brahim.

Pour rappel, suite à son interpellation le 1er avril, Brahim a été mis en examen pour «atteinte à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions» et «atteinte à un corps constitué». Le 4 avril, son procès s’ouvre à la cour d’appel d’Agadir pour être ensuite reporté au 7 avril. La cour a laissé trois jours à la défense pour prendre connaissance du dossier et préparer le cas échéant sa plaidoirie. En revanche, elle s’est opposée à la requête visant à accorder la liberté provisoire au prévenu. La deuxième audience connait l’absence du jeune homme. Il a été transporté de la prison Bourkaiaz au CHU de la capitale du Souss. Huit jours plus tard, il meurt. Son procès était programmé pour demain.

Cette affaire est appelée à connaitre de nouveaux rebondissements. Le PAM et le Polisario ont déjà commencé à s’y intéresser. Le Tracteur a envoyé une délégation, conduite par le président de l’association de ses élus, Larbi Mehrachi, pour présenter ses condoléances à la famille de Brahim et pour offrir son aide. Quant au mouvement séparatiste, il a inscrit la manifestation d’hier à Guelmim dans le cadre de son agenda politique. Des sympathisants du Polisario de l’intérieur ont pris contact avec la famille Sika. Faute d'une réaction des autorités marocaines, le dossier Brahim Sika pourrait être instrumentalisé à l'instar de celui de Haidallah.

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Tous les marocains sont égaux.
Auteur : Disnay
Date : le 18 avril 2016 à 12h29
Certains sahraouis se sont habitués à des privilèges , des revenus ou des postes indus. Meme des citoyens de Guelmim, de Zag ....deviennent polisarienrs pour l'occasion ! Tous ces marocains devraient abondonner ces revendications abusives et ces comportements indignes d'un citoyen respectable.
Jeuner et diabète
Auteur : zazi20
Date : le 18 avril 2016 à 00h30
Ne pas manger quant on est diabétique c ' est dangereux , donc ce jeune a pris des risques .
Hasard ou mystère du calendrier
Auteur : moden
Date : le 17 avril 2016 à 21h40
Du pain bénit pour l'Algérie et ses labris polisariens à la veille du rapport de Benkiki.
Il faut en effet ouvrir une enquête et approfondir l'autopsie pour connaître toute la vérité, ca peut être les traitres polisariens de l'intérieur qui l'auraient empoisonné pour instrumentaliser l'affaire

Dernière modification le 17/04/2016 21:49
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