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Ex-détenu, un Néerlando-marocain sillonne les routes de l'Atlas pour distribuer des cartables

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Karim distribue chaque jour 150 cartables remplis de fournitures scolaires. / Ph. Jamal Dalouh
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Avec un coffre de véhicule plein de cartable, le Néerlando-marocain Karim Boulidam, 33 ans, et son ami Jamal, tous les deux originaires d'Utrecht, sillonnent depuis des semaines les routes de l’Atlas pour distribuer des cartables aux jeunes enfants.

«Nous rendons ces enfants super heureux, soulageons les parents et aidons l'économie locale», déclare Karim au journal néerlandais Algemeen Dagblad (AD).

Ainsi, après avoir mené une opération similaire dans les environs d’Al Hoceima, le duo a élargi le périmètre de son action, qui a commencé, il y a quelques années, avec 20 cartables achetés dans un magasin local. 

Après avoir filmé et posté son opération sur Instagram, il a reçu de nombreux messages de personnes qui veulent l'aider. Un jour après la diffusion de sa vidéo sur les réseaux sociaux, 60 donateurs s'étaient déjà inscrits. «Au bout de deux jours, j'ai dû demander de l'aide, car je ne pouvais plus gérer tout seul», déclare-t-il.

Il met alors en place une fondation, baptisée RizQ, avec un numéro de compte pour les dons qu’il reçoit des Pays-Bas, mais aussi de Belgique et de France. Il confie au journal s’être inspiré de la politicienne Fatima Talbi, décédée l'année dernière, qui collectait chaque année des cartables pour orphelins au Maroc dans le cadre du projet «un cartable pour chaque enfant».

Karim déclare avoir été touché par cette initiative qu’il a étendue à d'autres endroits au Maroc. En 2014, il a distribué 8 000 cartables, pour passer à 22 000 en 2015. Pour cette rentrée scolaire, il n'a pu distribuer que 2 500 cartables et il y en aura au moins 2 000 de plus, mais les mesures restrictives adoptées dans certaines régions rendent difficile cette mission cette année.

«Mes parents ont fui le Maroc à cause de la pauvreté. Mon père marchait pieds nus. J'aurais pu être comme ces enfants moi-même. J'ai eu la chance d'avoir grandi en Europe mais je n'oublierai jamais d'où je viens», déclare celui qui a passé 4 ans de détention pendant sa jeunesse, déterminé désormais à «faire quelque chose de bien pour les autres».

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