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Terrorisme : Un étudiant jugé en France après sa tentative d’«infiltrer l’islam radical»

Publié
Ph. Stevens Frederic / Ph. SIPA
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Un étudiant en anthropologie comparaît, ce mercredi, devant la cour d’assises spéciale de Paris pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme». En 2016, il a créé un groupe sur le service de messagerie Telegram, se faisant passer pour un candidat au jihad et invitant ses interlocuteurs à partir en Syrie. Âgé de 26 aujourd’hui, cet originaire du Finistère reconnaît avoir commis «une énorme bêtise».

Interpellé en septembre 2016 et placé en garde à vue, l’étudiant a d’abord bénéficié d’un non-lieu, avant que le parquet ne fasse appel. Il comparaît avec un autre homme, soupçonné d’avoir voulu perpétrer des attentats. L’étudiant nie pour sa part avoir eu l’intention de passer à l’acte, rapporte l’AFP.

Il défend vouloir faire «une ethnographie» de Daech et de l’islam radical. Après avoir su que des policiers se renseignaient sur son compte, il a contacté la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les enquêteurs découvrent sur son ordinateur qu’il s’était renseigné sur la vie privée de personnalités, comme Marine Le Pen et Eric Zemmour. Un voyage qui n’a finalement pas eu lieu devait l’amener à Athènes d’où il aurait voulu se rendre en Egypte.

Selon l’enquête, l’étudiant aurait rencontré, en août 2016, un djihadiste surnommé «Yasmine», au sujet de la préparation d’un attentat. Il aurait également été en contact avec Rachid Kassim, présumé mort aujourd’hui et considéré comme un recruteur jihadiste français de Daech.

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