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Société Publié

Espagne : Arrestation du mari de la Marocaine Samira El Attar, tuée en Italie

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La Marocaine Samira El Attar a été retrouvée morte, après sa disparition en Italie en octobre 2019 / DR.

Au cœur d’une enquête pour meurtre et dissimulation du corps de son épouse Samira El Attar, en Italie, le Marocain Mohamed Barbri a été arrêté, ce mardi en Espagne, avec la collaboration des autorités des deux pays entre lesquels il a été recherché pendant quelques jours. En effet, sa disparition remarquée par les carabiniers de Padoue a accéléré l’émission d’un mandat d’arrêt européen à son encontre, à la demande du procureur au tribunal de Rovigo. Actuellement, il est à la disposition de la police espagnole, en attente d’extradition, selon le média italien Il Valore Italiano.

Cité par la même source dans une déclaration, Khalid, frère de Mohamed, a estimé que ce dernier «doit payer s’il a fait quelque chose». «Son téléphone portable est fermé, nous avons essayé de l’appeler nous-mêmes mais il n’a pas répondu. Nous ne savons pas pourquoi il a disparu, la dernière fois qu'il nous a parlé remonte au 26 décembre 2019». L’homme indique aussi que le suspect ne lui a «jamais parlé» d’éventuels problèmes conjugaux avec Samira. «La dernière fois qu’il est venu au Maroc, c’était en 2017 avec sa femme et son enfant», affirme-t-il.

Pour le procureur général de Rovigo, Camillo Ruberto, cette disparition est «un élément clair» de culpabilité de l’homme, qui n’avait jusque-là «pas de raisons tenables pour songer à fuir, au regard des enquêteurs, d’où le fait qu'il avait été laissé en liberté malgré les soupçons qui n’étaient pas au niveau de devoir le maintenir en prison». Mais après l’extradition de Mohamed Barbri, la donne pourrait changer.

Rejeté par les vagues au large de la mer d’Albarella dans la province de Rovigo, en novembre 2019, le corps de la Marocaine Samira El Attar a été identifié dans cette zone proche de son domicile. La mère de 43 ans n’avait plus été revue depuis le 21 octobre, après avoir déposé sa fille de quatre ans à l’école. Par la suite, des traces de sang et un gang de latex avaient été découverts dans le jardin de la maison conjugale, mais son mari avait avancé qu’il s’agissait de sang animal.

Le jour de sa disparition, Samira El Attar devait rencontrer un employeur potentiel. Les recherches avaient commencé le lendemain, lorsque le mari avait signalé la disparition. Il avait alors expliqué avoir attendu 24 heures avant de déclarer cette absence parce que son épouse travaillait à l’extérieur comme aide-soignante de nuit et croyait avoir de ses nouvelles le lendemain.

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