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Politique Publié

Maroc : Un nouveau navire hydro-océanique pour retrouver sa souveraineté sur les eaux profondes

La modernisation de la marine marocaine, lancée en 2007, se poursuit avec une nouvelle acquisition, réalisée en France. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de corvettes modernes ou d’une FREMM, mais d’un navire hydro-océanographique. Le royaume veut ainsi retrouver sa souveraineté sur ses eaux profondes.

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Ici, la frégate furtive Mohammed VI acquise par la Marine royale marocaine. / Ph. Wikipédia

La Marine royale se prépare à recevoir un nouveau navire : le Bâtiment hydrographique et océanographique multi-missions «Ibn Batouta». Des médias français et espagnols s’accordent à annoncer une livraison imminente au Maroc, probablement «dans les prochaines semaines».

Le BHO2M effectue en effet depuis août des essais en mer. En mars 2016, le royaume avait commandé à la société française Kership la construction du grand navire, de 72 mètres de long et 15 mètres de large, et avec une vedette embarquée.

Il est doté de tous les équipements scientifiques permettant «de cartographier les fonds marins, d’étudier leur composition et d’analyser les caractéristiques de la colonne d’eau, du champ magnétique ou encore de l’atmosphère», indique la revue Mer et Marine.

Retrouver une souveraineté sur les eaux profondes

L’acquisition du nouveau Bâtiment est à même de permettre au Maroc de retrouver sa souveraineté sur ses fonds marins. Par le passé, la mission d’évaluer la faisabilité de l’exploitation des poissons dans les eaux profondes du royaume avait été confiée, par exemple en 2005, au bateau océanographe espagnol Viscondé de Eza par l’Union européenne, alors en pleines négociations sur la signature d’un nouvel accord de pêche.

Le même navire de recherches, une propriété du secrétariat général des Pêches du gouvernement espagnol, avait réalisé trois campagnes de prospections dans les eaux profondes marocaines : Tanger-Agadir en 2004, Agadir-Boujdor en 2005 et Boujdor-Cap Blanc en 2006. En témoigne d’ailleurs le rapport rédigé en 2009 par le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’environnement.

Le Bâtiment hydrographique et océanographique multi-missions «Ibn Batouta» s’inscrit dans la stratégie marocaine de modernisation de sa marine de guerre, initiée depuis 2007, avec l’achat notamment de trois corvettes et de la FREMM (frégate multi-missions) Mohammed VI.

Le projet, dont la construction a été lancée en 2016, a été suivi en juillet 2017 par l’adoption, par le gouvernement El Othmani, d’un cadre juridique intégrant les eaux du Sahara dans l’arsenal juridique national et fixant la limite des eaux territoriales.

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