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Technologie Publié

Crypto-monnaie : Le Maroc extrade un Britannique accusé d’escroquerie

Arrêté en 2017 au Maroc, un Britannique accusé d’escroquerie a été extradé vers les Etats-Unis. Après avoir induit en erreur une centaine d’investisseurs, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international, émis par les autorités américaines.

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Renwick Haddow / Ph. DR.

L’été dernier, Renwick Haddow a été arrêté à Tanger, sur la base d’une notice rouge émise par Interpol dans le cadre d’une affaire d’escroquerie informatique. Vendredi, le site spécialisé dans les bitcoins, Coin Desk, a rapporté son extradition vers les Etats-Unis, pays émetteur d’un mandat d’arrêt international à l’encontre du prévenu.

Le Britannique se servait de la crypto-monnaie bitcoin pour frauder et escroquer des investisseurs, dans l’exploitation d’une start-up appelée Bar Works. Geoffrey Berman, avocat américain, et William Sweeney Jr., directeur adjoint du bureau du FBI à New York, ont annoncé vendredi que Haddow avait effectivement été transféré vers le pays.

Renwick Haddow était en détention à la prison de Salé depuis juillet 2017, faisant l’objet d’une enquête sur une fausse plateforme de bitcoin exploitée frauduleusement, en plus de Bar Works et d’une troisième entreprise, InCrowd Equity. Ces activités auraient servi à détourner près de cinq millions de dollars vers des comptes au Maroc et l’île Maurice, selon Securities and Exchange Commission aux Etats-Unis (SEC).

Des associés fictifs

Le prévenu, célèbre homme d’affaires installé à New York, aurait induit en erreur des centaines d’investisseurs, avait rapporté le ministère marocain de la Justice au moment de l’arrestation, cité par Coin Crispy. Les autorités américaines et marocaines, en charge de l’affaires, indiquent que Haddow avait inventé toute une équipe de collaborateurs associés à ses entreprises.

Selon la plainte de la SEC, le magasin de Bitcoin était décrit comme constitué d’une «équipe expérimentée de professionnels», alors que Haddow agissait seul. Par ailleurs, la liste des actionnaires fictifs annonçait des investissements et des partenariats qui n’avaient jamais été actés. Cités par Coin Crispy, les rapports américains au sujet de Haddow définissent ainsi son détournement :

«Les investisseurs de la boutique Bitcoin n’ont pas eu de rendement sur leur investissement initial. Après avoir effectué certains paiements trimestriels initiaux, la boutique Bitcoin a cessé de rembourser les valeurs obtenues par les investisseurs.»

Aucune déclaration officielle n’a été donnée par les autorités américaines sur ce qui attend Renwick Haddow, mais il risque des peines allant jusqu’à 20 ans pour les chefs d’accusation qui lui sont reprochés.

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