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Polisario : Nouvelle surenchère guerrière contre le Maroc

A la faveur des crises des zones tampons, El Bouhali, l'adversaire déclaré de Brahim Ghali, fait la promotion de la guerre contre le Maroc.

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Mohamed Lamine Ould El Bouhali / Archive - DR

La crise des zones tampons entre le Maroc et le Polisario a permis à Mohamed Lamine Ould El Bouhali d'effectuer un retour remarqué sur le devant de la scène. Sa mise à l'écart par Brahim Ghali, son grand adversaire, ne l'a pas empêché de prendre part à la réunion d'Alger du 1er avril avec des membres de la hiérarchie militaire algérienne.

Le voilà même qui enchaine par une nouvelle sortie médiatique. Considéré le véritable chef de file des faucons dans les camps de Tindouf, ce fidèle à l'option de reprise des armes contre le Maroc est monté au créneau pour dénoncer le cessez-le-feu du 26 septembre 1991 conclu sous l'égide des Nations unies entre le Maroc et le Polisario.

Sa signature est «une erreur», a affirmé l'actuel chef des «forces de réserves» au sein du Polisario. Une déclaration faite lors d'une petite cérémonie d'hommage que lui a rendue une association de sahraouis résidents à Malaga, indique le site d'actualité Futurosahara, un média habitué à relayer et défendre ses opinions.

«La guerre, unique voie»

Devant ses invités, le septuagénaire a fermement défendu la solution belliqueuse, arguant que c'est la seule voie face au royaume qui refuse, selon ses dires, la reprise du processus des négociations. L'ancien «ministre de la Défense», que Mohamed Abdelaziz avait limogé en janvier 2016 au terme du 14e congrès et seulement quelques mois avant son décès, estime que le Maroc «joue la montre».

Force est de constater que la position d'El Bouhali n'a pas bénéficié d'une large couverture par les autres canaux du Polisario, ni de la presse algérienne. «Cela ne signifie pas que l'homme a perdu ses puissants relais à Alger. C'est juste que le parrain ne souhaite pas, pour l'instant, accorder davantage d'espace aux va-t-en-guerre», indique une source à Yabiladi.

«Les Algériens sont actuellement trop préoccupés par la sortie de crise des zones tampons avec le minimum de concessions, à l’approche d’une nouvelle résolution Conseil de sécurité sur la question du Sahara. L’objectif étant tenter de rebondir en force lors du prochain sommet de l'Union africaine en Mauritanie. L'Afrique est un terrain où les Algériens sont plus à l’aise.»

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