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Sport   Publié

Harakat So, la nouvelle égérie marocaine du sport sur les réseaux sociaux

Ses vidéos de fitness accumulent des dizaines de milliers de likes sur les réseaux sociaux. «Harakat So», la page Facebook de Sophia Touti, est un format original qui génère récemment l’engouement des internautes. C’est ce que recherche la marocaine qui souhaite promouvoir la culture du sport chez toutes les tranches sociales marocaines. Son message est clair : «Le sport est accessible à tous». Portrait.

Temps de lecture: 3'
Sophia Touti anime "Harakat So" / Capture d'écran

Mariée et maman, Sophia Touti, installée à Casablanca a réussi à joindre l’utile à l’agréable en faisant des vidéos motivationnelles de fitness. Sur le toit de l’immeuble qui lui sert de décor, une équipe de dessinateurs graffitis transforment l’endroit au lancement de la vidéo, en taguant son titre «Harakat So». Ce sont alors des mouvements d’échauffement qu’elle propose. Sur un ton énergique et dynamique, elle encourage en Darija ses spectateurs à suivre ses instructions. Sur les dernières 24 heures, elle a récolté près de 100 000 réactions.

A trente ans, cette originaire d’Agadir à l’âme d’athlète a fait des études supérieures de communication et de marketing au Maroc et en France, tout en pratiquant plusieurs disciplines physiques.

Sophia Touti avec son bébé et son bodyboard. / DRSophia Touti avec son bébé et son bodyboard. / DR

Un parcours d’athlète

«Je fais du sport depuis 24 ans, j’ai commencé à six ans en faisant de la danse jusqu’à mon bac et à dix ans je commençais le surf, je suis spécialisée en body board», explique la jeune femme à Yabiladi. Sophia a gagné le championnat du Maroc à maintes reprises et a même été qualifiée au championnat du monde en 2003 : «malheureusement la fédération n’avait pas d’argent pour nous payer le voyage et je ne l’ai pas fait».

L’enthousiasme de la coach ne retombe pourtant pas, elle bifurque dans ses études vers le fitness. Inscrite en salle de sport et assidue, elle y reste à ce jour pour enseigner, sans avoir un diplôme pour autant. Une attestation n’est pas indispensable, fait-elle savoir, son métier s'apprend dans la pratique. Elle se considère d'ailleurs plus comme «une motivatrice, une accompagnatrice».Sportive multidisciplinaireSportive multidisciplinaire

Fédérer dans le sport

Sophia nous confie qu’elle souhaite fédérer le plus de personnes autour du sport et créer un mouvement autour de la discipline physique pour que les gens puissent trouver des coachs à la hauteur. Pour y réussir, la mère de famille a pour objectif de créer une application ou un site web pour rallier tous les coachs de sport et proposer aux gens du coaching à domicile, à l’extérieur ou en salle en fonction des profils, sexes, âges, etc.

«Je voudrai faire du marketing dans le sport, c’est à dire développer l’univers du sport au Maroc. Il y a différentes spécialités, chacun a une discipline sans qu’il y ait quelque chose qui les rallient. Mon point fort est que je suis multidisciplinaire.»

Le sport est nécessaire pour atteindre les objectifs personnels, rappelle la motivatrice : «Aujourd’hui en 2017, il n’ y a que 10% des Marocains qui pratiquent du sport, c’est vraiment rédhibitoire, les Marocains ont tendance à se dénigrer alors que le sport est quelque chose de normal.»

Sophia fait des vidéos

Après son accouchement Sophia commence à faire des vidéos sur Instagram : «Ça a super bien marché, les gens ont commencé a m’envoyer des messages pour me demander de les coacher». L’expérience d’entraînement –rémunérée ou pas- a duré une année et lui a permis de découvrir divers profils, dont elle a fait un panel d’analyse.

Elle décide ensuite de faire une émission et s’y investit. Les capsules qu’elle poste sur Facebook ont un retour positif, au delà même de ses attentes, ce qui la motive encore plus. Les gens qui l’interpellent dans la rue et dans les événements sportifs l’appellent «Harakat So», comme sa page Facebook. Elle poursuit, nous confiant que la télé, est son rêve d’enfant. Elle est à l’aise devant une caméra pour avoir fait du théâtre, enfant.

Aujourd’hui, elle a pu réaliser trois capsules, en format télé, professionnelles et originales, ajoute-t-elle. Les vidéos où elle s’adresse aux spectateurs entraînent une forte réactivité. Disposant d’idées, elle appelle les sponsors à s’investir pour continuer et que les Marocains puissent en bénéficier gratuitement, surtout à l’approche du Ramadan.

Cette approche permettra aux marques de se connecter avec le business dans le sport, le Marocain y gagne autant, puisqu’on lui proposera plusieurs produits, conclut-elle : «Des choses qui me paraissent très saines et très faisables.»

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