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Terrorisme Publié

Le Maroc pourrait livrer des armes au Niger pour lutter contre Boko Haram

Le Maroc devrait envoyer des armes au Niger pour faire face aux incursions du groupe Boko Haram. L’annonce de cette possible livraison intervient seulement deux jours après la visite en Algérie du chef de la diplomatie nigérienne.

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Soldats nigériens (Photo : Issouf Sanogo/AFP)

Avec l’Office chérifien des phosphates (OCP), la lutte contre le terrorisme est une des cartes dont dispose le Maroc pour asseoir son influence en Afrique subsaharienne. Preuve en est de cette stratégie, le royaume devrait livrer du matériel militaire, des armes notamment, au Niger pour faire face aux attaques meurtrières de la secte islamiste Boko Haram qui sévit à partir du Nigeria.  

«Le roi Mohamed VI a autorisé, par solidarité avec le Niger, la fourniture d’équipements militaires, à l’exception des munitions létales, pour aider son allié traditionnel dans le Lac Tchad à faire face aux incursions répétées de Boko Haram à partir du Nigeria voisin», rapporte le Monde, qui cite une source gouvernementale à Rabat.

«Des discussions sont en cours pour arrêter la nature exacte du matériel militaire et les modalités de sa livraison aux autorités», ajoute-t-elle, soulignant que «c’est la toute première fois que le Maroc fournit directement du matériel militaire à un pays d’Afrique subsaharienne engagé dans la lutte contre le terrorisme». Le royaume avait déjà participé en 2014 à la formation de 200 militaires de l’armée malienne aux techniques de combat contre les groupes terroristes.

Jouer sur le même terrain que l’Algérie

Le Niger sera-t-il le prochain théâtre de l’éternelle confrontation maroco-algérienne ? Tout porte à croire que les deux voisins comptent bien se livrer à une lutte d'influence au Sahel. Deux jours avant l’annonce de la livraison d’armes à l’armée nigérienne, le ministre des Affaires étrangères du Niger, Ibrahim Yacoubou, s’était rendu à Alger dans le cadre d’une visite officielle. Mais l’Algérie aura du mal à rivaliser avec l’offre marocaine. Sa constitution l’empêche en effet d’envoyer ses soldats ou ses instructeurs militaires en dehors de son territoire. Ce qui n’est pas le cas du royaume.

A ce handicap d’ordre constitutionnel se greffe l’échec de l’Algérie à faire face à l’expansion des groupes terroristes au Sahel. Sa fameuse coordination de Tamanrasset, lancée en septembre 2009, a fait naufrage.

La majorité de ses anciens membres (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) se sont en effet rebellés contre la tutelle algérienne et ont quitté le navire pour former, en décembre 2014 avec la bénédiction française, un nouveau groupement militaire, le G5 Sahel. Mais à l’exception du Tchad, dont l’armée jouit d’une certaine expérience, les autres composantes sont loin d’avoir démontré leur capacité à répondre à la menace terroriste. Le Maroc pourrait donc avoir un rôle important à jouer.

Pour rappel, le Niger n’a pas signé la motion des 28 chefs d’Etats réclamant la suspension de la «RASD» de l’Union africaine. L’aide marocaine fera-t-elle changer d'avis les autorités nigériennes ? 

La politique de la chaise vide n'a pas porté ses fruits
Auteur : charmeur de serpent
Date : le 29 juillet 2016 à 22h24
Pour répondre à la question de M. Jaabouk, pendant des décennies, le Maroc a choisi la politique de la chaise vide, ce qui a laissé un grand avantage à la diplomatie algérienne pour séduire les pays africains pauvres avec ses pétrodollars.

Aujourd'hui, le Maroc change de tactique et opte pour la politique de la confrontation parce que l'Algérie n'a plus les moyens pour se permettre de distribuer des chèques en blanc et effacer les dettes de certains pays africains corrompus. En plus de cela, le Maroc, avec sa politique d'ouverture sur les pays africains, a développé une stratégie de coopération basée sur son expérience dans plusieurs domaines, ce qui offre une opportunité à ces pays africains de bénéficier de cette expérience dans plusieurs secteurs (Banque, télécommunication, agriculture, lutte contre le terrorisme, ... etc.).

Les pays africains sont invités, aujourd'hui, à choisir entre celui qui propose de leur apprendre comment pêcher les poissons et celui qui propose de leur donner des poissons avec le risque de la rupture du stock.
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