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Maroc : Les forêts du Rif ont régressé de 25% en moins de 10 ans selon le PNUD

La journée internationale des forêts a été célébrée hier, lundi 21 mars. C’était l’occasion pour l’ONU de revenir sur l’état des forêts à travers la planète. Dans un focus sur le Maroc, le PNUD alerte quant aux effets du changement climatique et montre comment les populations y font fassent.

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«En 10 ans, le Rif oriental a subi une régression de l’ordre de 25 % de son couvert végétal, entraînant des risques accrus de glissements de terrain et menaçant les moyens de subsistance des habitants», constate le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD), qui a publié -lundi 21 mars- un état des lieux au Maroc à l'occasion de la journée internationale des forêts.

En cause : le changement climatique, qui a rendu vulnérable une région pourtant forte et riche  avec un massif forestier de plus de 2 000 espèces. Outre cela, le Rif oriental doit faire face à une forte pression démographique, impliquant d’importants besoins en bois pour l’alimentation en énergie des foyers domestiques traditionnels (jusqu’à 12 kg par jour par famille) ou encore des hammams (jusqu’à 4000 tonnes par jour). Ainsi, de «grandes quantités» de bois sont prélevées chaque jour, «le plus souvent de façon illicite, impactant négativement le couvert forestier et la biodiversité», indique l’instance onusienne. A cela viennent s’ajouter les pratiques agricoles inadaptées aux zones pentues du Rif, lesquelles contribuent à la perte de fertilité des sols, renforçant la vulnérabilité au changement climatique. 

La formation au service de l’environnement

Le PNUD rappelle que pour lutter contre cette situation, il avait mis en place un Programme de Micro-Financements conjointement géré avec le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), afin de soutenir la durabilité environnementale et la résilience au changement climatique dans les Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) répertoriés par le gouvernement.

Ce programme a donné lieu à des formations de 120 agriculteurs et de nombreuses femmes dans trois filières : agro-écologie, bois-énergie renouvelable et fours à gaz performants. Cela a permis la réhabilitation de 75 hectares de terres improductives et l’optimisation de l’usage de l’eau. En outre, les  fours traditionnels domestiques ont été remplacés par des foyers au gaz améliorés. Du coup, la consommation de bois par famille par an est passée de 9 à 5 tonnes. Tout cela a également permis de réduire de 90 tonnes les émissions de gaz à effet de serre dans la région, selon le PNUD, générant des revenus annuels de 30 000 dollars.

«La formation a motivé les 32 membres de notre coopérative à travailler collectivement. Nous avons démarré l'activité d'exploitation par la collecte et le conditionnement de 500 tonnes de bois des vergers que nous avons vendu à des propriétaires d’hammams pour 18 000 dollars US», a fièrement indiqué Abdelatif, le président de l’une des trois coopératives qui gèrent désormais les trois filières de la région.

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Nous devons planter des arbres
Auteur : aswatfree
Date : le 23 mars 2016 à 10h51
L'avenir de notre planète dépend de la foret,nous devons planter des arbres et chaque citoyen du monde doit planter
un arbre par an.
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