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Grand Angle

Maroc : Le PJD relance le débat sur l’égalité dans l'héritage

Des ONG féministes ont critiqué la dernière sortie du PJD sur l’égalité dans l'héritage, pointant une tentative visant à clore le débat sur la question et appelant à «renouveler la jurisprudence islamique» pour accompagner les mutations de la société.

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Le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane. / DR
Temps de lecture: 3'

Alors qu’elle est l’une des plus importantes revendications du mouvement féministe au Maroc, le débat sur l’égalité Homme-femme dans l'héritage a refait surface, cette semaine, avec la position du Parti de la justice et du développement (PJD) et la réaction des ONG des droits des femmes.

Mardi, à l’issue d’une réunion de son secrétariat général, le PJD a publié un communiqué, revenant sur les appels à la réforme du Code de la famille. «Certains ont osé appeler explicitement à l'égalité dans l'héritage, contre le texte coranique explicite réglementant l'héritage et les exigences de la Constitution du Royaume, et au mépris flagrant du cadre clair et fixe que Sa Majesté le Roi, Commandeur des Croyants, que Dieu protège, a précisé dans le cadre de son discours sur le Code de la Famille», a-t-il indiqué, pointant un «développement dangereux».

«Un défi flagrant aux versets coraniques»

La formation politique a ainsi «fermement condamné ces appels errants», critiquant une «une audace sans précédent et un défi flagrant aux versets coraniques explicites concernant l'héritage» et pointant «une sortie du consensus national et aux constantes unificatrices de la nation marocaine telles que définies par la Constitution».

«De tels appels égarés, étrangers aux convictions et aux attentes réelles de la communauté musulmane marocaine, en plus d'être rejetés par la société, constituent une étape dangereuse qui conduira à déstabiliser le système familial marocain et à porter atteinte à l'un des les piliers de la paix sociale et familiale et la plaçant sur la voie de l'inconnu. C’est une menace pour la stabilité nationale, liée à ce que le système successoral a établi dans la société marocaine depuis plus de 12 siècles.»

Communiqué du secrétariat général du PJD

Le parti de la Lampe affirme aussi que «de tels appels discordants n'ont rien à voir avec les convictions et les attentes de la société marocaine, attachée à sa religion et à ses constantes nationales fédératrices renforcées par la constitution et la commanderie des croyants». Il pointe «un pas désespéré et la mise en œuvre d'agendas extérieurs».

Le secrétariat général du PJD a également mis en garde contre «le grand danger de tels appels - que leurs promoteurs le sachent ou non - non seulement pour la famille marocaine, mais aussi pour l'ensemble de l'État et de la nation marocaine».  «Outre le fait qu'ils (les appels, ndlr) créent la discorde et conduiront à saper la cohésion familiale et la stabilité de la société leurs objectif principal et non déclaré reste de porter atteinte au caractère sacré du texte coranique et de détruire la suprématie de la loi islamique», tranche-t-il. Et d’appeler «toutes les institutions nationales et associations de la société civile à respecter» les constantes «fédératrices de la nation marocaine et du cadre fixé par Sa Majesté le Roi» pour la réforme du Code de la famille.

Renouveler la jurisprudence islamique

Le communiqué du PJD sur le sujet n’a pas tardé à faire réagir le mouvement féminin. Dans des déclarations médiatiques, plusieurs associatives ont ainsi critiqué cette sortie, pointant du doigt une tentative «portant atteinte au débat» sur cette question.

Ainsi, la directrice de l'association Tahadi, Bouchra Abdou a estimé que les revendications portées par les différents militants «sont légitimes à discuter». «L'important est que les idées soient discutées. Rejeter l'autre opinion, en la considérant contre les constantes du pays et le consensus, est inacceptable», a-t-elle ajouté. «C'est une revendication qui peut être atteinte comme elle peut ne pas l’être, mais il est nécessaire de la mettre en discussion», a-t-elle insisté.

De son côté, l'avocate Aicha Guellaa a estimé que les Marocains «ont le droit de discuter de toutes les questions dans une atmosphère de démocratie, de dialogue et de divergence d'opinions». «Les méthodes d'intimidation, de menaces et de violence seront dépassées par les transformations que connaît la société marocaine à tous les niveaux», a rappelé la présidente de l'Association marocaine pour les droits des victimes. Pour elle, le PJD «veut nous faire croire qu'il est le gardien du domaine religieux, mais au Maroc, le Roi est le commandeur des croyants et il existe des institutions qui gèrent le domaine».

Pour sa part, Samira Mohya, présidente de la Fédération des ligues des droits des femmes, a rappelé que l’ONG appelle à revoir le système d'héritage pour assurer sa compatibilité avec l'article 19 de la Constitution, qui stipule l'égalité et la parité. «La structure sociale et socio-économique a changé, et les femmes sont devenues productives et un grand nombre d'entre elles sont les soutiens de famille. Il doit donc y avoir une loi qui tient compte de ces transformations», a-t-elle noté, appelant au «renouvellement de la jurisprudence islamique» afin de ne pas s’appuyer sur une jurisprudence séculaire.

PianoForte
Date : le 12 mars 2023 à 23h41
Merci pour tes gentils mots inspirés tout droit de ton livre sacré !
the last cherkawi
Date : le 05 mars 2023 à 10h39
piano forte qu Allah swt te maudisse pour tes paroles insultantes...TU OSES APELLER NOTRE NOBLE PROPHETE S.A "UN GURU"...par celui qui detient mon ame entre ces mains, prepares toi a etre un brasier dans le feu de l enfer...qu est que fout les services secrets marocains a part espionner les journalistes....touvez ce piano forte et arretez le pour cette insulte...on ne touche pas a notre noble prophete ou au coran les regles d Allah swt sur terre...qu Allah guides les egarer a revenir a la raison...
*Rock*
Date : le 04 mars 2023 à 16h25
T as l air bien contrarié et assez limité toi.. Alors pour commencer ce n est pas le Coran mais la loi Islamique,apprend deja a faire le distinguo, puis il n y a pas de Blabla, la loi est clair, 1 part pour l Homme a qui cela appartiendra automatiquement a son epouse, et 0.50 pour la Femme qui elle n a pas a le partager avec son epoux. Est ce que tu vois la subtilité ? le calcul est juste. Maintenant,si ce n est pas appliqué comme tel, ce n est pas la faute du Coran,mais de ceux qui ne savent pas le pratiquer.
Citation
PianoForte à écrit:
Il faut arrêter le blabla à un certain moment et voir la réalité en face ! Moi, je te parle de concret, de drames vécus par des millions de femmes à travers les siècles et toi, tu me sors la cassette habituelle ! Le coran est un ramassis de lois taillées sur mesure pour assouvir les besoins d'un guru, fin de l'histoire.
aessadiq
Date : le 04 mars 2023 à 11h33
Les Marocaines seraient naives de penser que l homme va leur donner leur part d heritage sans un combat de leur part. Aujourd hui, on utilise le Coran pour leser la femme de ses droits les plus elementaires.Le Coran prone le partage egal entre l homme et la femme.,le reste c est l interpretation des "savants Islamistes" vereux et malhonetes
PianoForte
Date : le 03 mars 2023 à 22h46
Il faut arrêter le blabla à un certain moment et voir la réalité en face ! Moi, je te parle de concret, de drames vécus par des millions de femmes à travers les siècles et toi, tu me sors la cassette habituelle ! Le coran est un ramassis de lois taillées sur mesure pour assouvir les besoins d'un guru, fin de l'histoire.
*Rock*
Date : le 03 mars 2023 à 22h22
Bon, encore un qui n a absolument rien compris au loi Islamique ou a l heritage tout court et qui se permet de l ouvrir pour faire le ptit gars civilisé... Sans vouloir te donner un cours de juriste, l heritage telle qu il est pratiqué par l Islam est plus favorable pour la Femme qu il ne l est pour l Homme...Et je vais t expliquer pourquoi: -En France par exemple t es soumis au regime de la communautée,c est a dire qu une fois marié,ce qui t appartient, appartient automatiquement a ta Femme et vice versa (a moins de faire un contrat bien spécifique chez le notaire)....Par contre dans l Islam, une fois marié,ce qui te revient en heritage appartient également a ta Femme, en revanche ce qui lui revient a elle,lui appartient a elle et elle seul,elle peut le vendre, le donner ou y renoncer, en tant qu époux,tu n as absolument aucun droit dessus. Et la loi est tres clair. Le probleme de beaucoup de muslim,c est qu ils ne connaissent meme pas leur religion,cultivez vous un peu bon sang.
Citation
PianoForte à écrit:
Ceci est un parfait exemple de ce que le dogme est capable pour endommager le cerveau. Depuis des siècles, on voit concrètement les ravages subies par les femmes à cause de ces lois décalées sur l'héritage !!
blagueur**
Date : le 03 mars 2023 à 18h03
Cela s'inscrit en droite ligne dans le cadre de la dernière intervention où il invitait les membres du Pjd à être réactifs en prônant l'action au lieu de l'indifférence et la réaction aux idées de minorités qui vont à contre-courant des percepts de l'Islam. L'égalité absolue n'existe pas, du moins sur terre.
rachyde23
Date : le 03 mars 2023 à 14h48
Information que tout le monde ne connait pas et qu'on se garde bien de faire savoir. ça dépend du bon vouloir du testateur. il faut des lois coercitives.
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Rachidnoord à écrit:
Rien de tout ça. Le Maroc est un pays islamique. Si vous voulez ajuster l'héritage, il suffit de faire un acte chez le notaire ou de le diviser de votre vivant.
Rachidnoord
Date : le 03 mars 2023 à 14h30
Rien de tout ça. Le Maroc est un pays islamique. Si vous voulez ajuster l'héritage, il suffit de faire un acte chez le notaire ou de le diviser de votre vivant.
PianoForte
Date : le 03 mars 2023 à 14h21
Ceci est un parfait exemple de ce que le dogme est capable pour endommager le cerveau. Depuis des siècles, on voit concrètement les ravages subies par les femmes à cause de ces lois décalées sur l'héritage !!
Dernière modification le 12/03/2023 23:41
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