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France : Leïla Slimani indigne les internautes avec son «Journal de confinement»

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L’écrivaine franco-marocaine, lauréate du Goncourt 2016, Leila Slimani. / DR
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Le premier «Journal du confinement» de Leïla Slimani s’est pris une volée de bois vert sur les réseaux sociaux. L’écrivaine franco-marocaine, lauréate du Goncourt 2016 pour son roman «Chanson douce», a en effet publié mercredi 18 mars dans les colonnes du Monde son premier «Journal du confinement», où elle raconte son quotidien confiné pendant l’épidémie de coronavirus.

«Depuis vendredi 13 mars, je suis à la campagne, dans la maison où je passe tous mes week-ends depuis des années. Pour éviter que mes enfants côtoient ma mère, il a fallu trouver une solution», confie-t-elle. Et d’ajouter, quelques lignes plus loin, non sans mièvrerie : «Cela ressemble aux histoires qu’on invente à Hollywood, à ces films que l’on regarde en se serrant contre son amoureux, en cachant son visage dans son cou quand on a trop peur. C’est le réel qui est de la fiction.»

Un ton mielleux vivement critiqué sur les réseaux sociaux, certains internautes voyant là une forme d’indécence. «Leïla Slimani je t'apprécie beaucoup, mais être confiné dans une grande maison de campagne en Normandie n'est pas un supplice. C'est un luxe, des vacances. Plein de gens sont confinés avec enfants dans des trous de souris, plein de gens souffrent», écrit un internaute. «Avant, y avait le journal d'Anne Frank, cloîtrée dans une petite maison aux Pays-Bas pour échapper aux nazis. Maintenant, y aura le journal de Leïla Slimani, cloîtrée dans sa résidence secondaire en Normandie pour échapper au coronavirus. Merci Le Monde», déplore une autre internaute.

L’écrivaine franco-belge Diane Ducret s’est quant à elle fendue d’une chronique dans Marianne, dans laquelle elle moque le journal du confinement de Leïla Slimani. «Nos élites intellectuelles me semblent parfois hors sol, comme si la révolution française n’a pas eu lieu dans tous les domaines, et que seule une certaine classe sociale était autorisée à exprimer le goût de l’époque. Hélas, les écrivains, penseurs et artistes ne se cantonnent pas nécessairement à trois arrondissements bourgeois du centre de Paris, je regrette que Le Monde l’ait oublié», écrit-elle ainsi dans les colonnes de l’hebdomadaire.

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