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Environnement Publié

Le Maroc cité en exemple par l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique

Rendant hommage aux villes et régions qui contribuent à la lutte contre le changement climatique, l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique s’est félicité de deux projets au Maroc : le Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique de Souss-Massa ainsi que la piscine semi-olympique Sidi Youssef à Marrakech.

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Photo d'illustration. / DR

Les gouvernements locaux et régionaux ont fait preuve en 2019 de contributions politiques et techniques aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique. Tel est le constat formulé par l’ONG internationale Climate Chance. A la COP 25 qui se tient cette année à Madrid, elle a présenté le rapport de son Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique. Il s’agit de «quatre cahiers pour mieux appréhender les enjeux et les stratégies non-étatiques de lutte contre le changement climatique», explique l’ONG.

Et c’est dans la «synthèse des progrès réalisés par les collectivités en 2019» que le Maroc est cité comme exemple à deux reprises. Le document s’attarde, en effet, sur l’exemple de la région Souss-Massa, dans le cadre de l’intégration de la politique climatique dans la gouvernance.

Comment Souss-Massa décline la stratégie nationale de développement durable

«Le Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC) de la région de Souss-Massa (octobre 2018), est le premier plan climatique local de tout le Maroc qui a opérationnalisé, au niveau régional, la stratégie nationale de développement durable (SNDD)», se félicitent les rédacteurs du rapport.

Ce PTRC souligne les vulnérabilités climatiques et détermine les premiers gaz à effet de serre de la région (GES). Pour l’Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique, ce plan fournit une «banque» de projets d'atténuation et d'adaptation représentant un investissement total de 2,98 milliards d'euros.

Quant au suivi de la politique climatique dans la région, le rapport explique que «les émissions d'énergie (44% du total) proviennent principalement des transports (45%), du bâtiment (27%), de l'agriculture (15%) et de l'industrie (10%)». Le plan de la région prévoit, quant à lui, «une baisse de 75% des émissions de GES d'ici 2030 selon les prévisions», ajoute-t-on.

Pour atteindre ses objectifs, la région de Souss-Massa se concentre principalement sur la décarbonation de son mix énergétique et son taux d'ensoleillement qui est l'un des plus élevés du royaume. Un potentiel solaire qui s’ajoute au potentiel éolien en bord de mer.

Piscine semi-olympique Sidi Youssef à Marrakech, une infrastructure durable

De plus, la région a déjà des solutions pour la gestion des déchets, considérés comme un «enjeu important pour réduire le plastique d'une part, et une source d'énergie d'autre part» ainsi qu’au stress hydrique, avec notamment la station de dessalement d'eau de mer de Chtouka, dont les travaux de construction ont commencé en 2018.

Mais Agadir et sa région ne sont pas le seul exemple dont se félicitent les rédacteurs du rapport. A Marrakech, la piscine semi-olympique durable de Sidi Youssef Ben Ali est également à l’honneur. Le document rappelle que la construction de cette infrastructure a été coordonnée par la direction régionale du ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle respecte à la fois les normes internationales de natation et les principes de durabilité.

Le rapport se félicite de l’utilisation du bois pour réduire celle du béton, le toit et les murs extérieurs isolés, ou encore les pompes à chaleur PAC, la réduction de la consommation d'eau par des pommes de douche et des leviers spéciaux et 12 panneaux solaires pour la production d'eau chaude, entre autres.

A rappeler que la «synthèse des progrès réalisés par les collectivités en 2019» aborde 13 cas d’étude de villes et régions et un «Tour du monde» en 80 initiatives climat-ODD.

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