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Société Publié

Attaque à Paris : Un imam soupçonné de radicalisation nie tout lien avec l’assaillant

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L’attaque à la préfecture de police de Paris, jeudi 3 octobre, a fait quatre morts. / Ph. Delphine Goldsztejn – Le Parisien

L’un des imams de la mosquée de Gonesse (Val-d’Oise), fréquentée par l’assaillant de la préfecture de police de Paris, affirme n’avoir «jamais parlé» avec lui. «Il était très discret, je ne connais ni son nom, ni où il travaille, ni où il habite, je n’ai jamais parlé avec lui, mais des fois il me serre la main», a expliqué Ahmed Hilali à Franceinfo.

L’imam, qui officiait auparavant à Sarcelles, avait fait l’objet en 2015 d’une mesure d’obligation de quitter le territoire français émanant des services de renseignement. En cause notamment, ses prêches radicaux et ses fréquentations, selon le député François Pupponi (ex-PS), ancien maire de la ville. Or cette mesure n’a jamais été appliquée. Les dirigeants de la mosquée de Sarcelles où il officiait avaient tout de même fini par le licencier.

Plus encore, depuis février 2017, Ahmed Hilali dirige des prières à Gonesse et possède un titre de séjour valable jusqu’en 2020. Auprès de Franceinfo, il se défend de tout radicalisme religieux : «Jamais je n’ai été convoqué par la police, ni par les renseignements généraux, jamais.» Il dit également soutenir Emmanuel Macron dans son combat contre le terrorisme : «On est avec lui pour combattre l’hydre islamiste parce que c’est un monstre.»

«Comment est-il possible qu’un imam radicalisé, et ce sont les services de renseignement qui le disent, à qui on notifie une obligation de quitter le territoire français en 2015, est toujours là en 2019 ? Cela s’appelle un dysfonctionnement majeur, cela s’appelle une faute», a réagi le député François Pupponi.

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