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Terrorisme Publié

Double assassinat à Imlil : L'examen du procès des 24 accusés reprendra le 18 juillet

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L'un des 24 accusés, pris en photo lors de l'audience à Salé du 2 mai 2019. / Ph. AFP

La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel a fixé, lors de son audience tenue jeudi à Salé, la date du 18 juillet pour reprendre l'examen du procès des 24 accusés dans l'affaire du meurtre des deux touristes scandinaves dans la région d'Imlil (province d'El Haouz).

La Cour a décidé de consacrer l'audience du 18 juillet au dernier mot des accusés et à la clôture des débats.

Les accusés, dont un ressortissant portant la double nationalité suisse et espagnole, sont poursuivis notamment pour «constitution d'une bande pour préparer et commettre des actes terroristes, atteinte à la vie de personnes avec préméditation, possession d'armes à feu et tentative de fabrication d'explosifs en violation à la loi, dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public».

La défense des accusés dans cette affaire a demandé jeudi une expertise psychologique sur les prévenus, lors d'une audience de la Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé.

«Un tel crime revêt un caractère exceptionnel et ne peut être le fait de personnes normales», ont estimé les avocats de la défense, commis d'office dans le cadre de l'assistance judiciaire.

La défense de l'État a pour sa part sollicité de la Cour de ne pas engager le rôle de l'État dans cette affaire et de se déclarer incompétente à cet égard, soulignant que les institutions de l’État assument pleinement leur mission et qu'il n'y a eu aucune défaillance ou négligence, «comme l'atteste la garantie des conditions du procès équitable».

Cette audience a été marquée par la présentation d'une lettre de la mère de la victime danoise, par l'intermédiaire de l'avocat de sa famille. «La chose la plus juste serait de [leur] donner (…) la peine de mort qu’ils méritent», a déclaré Helle Petersen, la mère de Louisa Vesterager Jespersen, dans sa lettre cité par l'agence AFP. «Ma vie a été détruite au moment où deux policiers sont venus chez moi le 17 décembre pour annoncer le décès de ma fille.»

Article modifié le 2019.07.12 à 12h16

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