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Société Publié

A Safi, des mineurs poursuivis pour avoir dénoncé l'état de leur école dans une vidéo

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Six des sept mineurs poursuivis pour avoir filmé une vidéo dénonçant l'état déplorable de leur école à Sidi Tiji, près de Safi. / Ph. DR

La semaine dernière, la Gendarmerie royale de Sidi Tiji dans la banlieue de la ville de Safi a procédé à l’arrestation de quatre mineurs. Trois autres sont poursuivis en état d’arrestation pour avoir filmé certaines installations de l’école Lehnana pour dénoncer sa négligence et les actes de vandalisme commis par des inconnus.

Cette semaine, l’Observatoire national de lutte contre la corruption et la protection de l’argent public a dénoncé l’arrestation de ces mineurs. Dans un communiqué publié vendredi matin, cité par Alyaoum 24, l’ONG a affirmé que «ces jeunes hommes n’ont fait qu’exprimer le mécontentement et la dénonciation des parents d’élèves quant à la situation misérable de l'école, frappée par la négligence et le vandalisme». «Les élèves n’ont voulu que transmettre un message aux responsables de l’éducation dans la région, dans le but de sauver la seule école de la région», poursuit le communiqué.

L’observatoire précise que le procès a été fixé au 16 avril, dénonçant le fait que le directeur de l'école se soit érigé en partie civile. L'Observatoire a également exprimé sa désapprobation des poursuites et de l'arrestation de ces sept élèves.

Alyaoum 24 rappelle que la vidéo filmée par les élèves montre une école dans un état déplorable, sans portes ni fenêtres, rappelant que les sept mineurs n’ont fait que «dénoncer l’état de leur école sur les réseaux sociaux». Ces jeunes ont été déférés devant le procureur du roi près le tribunal de première instance de Safi, qui a décidé de les poursuivre en vertu de l’article 595 du Code pénal : 

«Quiconque, volontairement, détruit, abat, mutile ou dégrade : Soit des monuments, statues, tableaux ou autres objets destinés à l'utilité ou à la décoration publique et élevés ou placés par l'autorité publique ou avec son autorisation ; Soit des monuments, statues, tableaux ou objets d'art quelconques placés dans des musées, lieux réservés au culte ou autres édifices ouverts au public, est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 200 à 500 dirhams.»

Article modifié le 2019.04.13 à 16h42

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