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Politique Publié

Sahara : Une plainte à la Cour africaine des droits de l’Homme contre plusieurs Etats de l’UA

Après la Cour de justice de l’Union européenne, la Cour africaine des droits de l’Homme est la nouvelle scène de bataille juridique choisie par des partisans du Polisario.

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La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples a connu le dépôt d’une plainte contre plusieurs Etats de l’Union africaine. Le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Malawi et la Tanzanie et le Bénin sont dans le viseur d’un ressortissant ghanéen, Bernard Anbataayela Mornah, qui est le secrétaire général d’une petite formation : People’s National Convention (PNC). Il est également le coordinateur pour l’Afrique de l’Ouest du Pan African Federalist Movement.

Ce responsable politique reproche aux Etats cités, leur «manquement à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance du Sahara occidental», rapporte ce ludni une publication en ligne au Nigéria qui cite plusieurs passages de la plainte.

La liste Mornah surprend, y figure notamment la Tanzanie et le Ghana qui reconnaissent pourtant la «RASD». Des reconnaissances qui n’ont pas empêché le roi Mohammed VI de se rendre à Dadoma et Accra, respectivement en octobre 2016 et février 2017.

Un avocat résolument anti-Maroc          

Me. Femi Falana, réputé au Nigéria pour son opposition au président Muhammadu Buhari a été désigné pour représenter la partie plaignante. Un choix qui ne relève pas du hasard. Les positions anti-Maroc de l’avocat ont dû peser à l’heure du choix. Pour mémoire en avril dernier à Abuja, il avait dressé un réquisitoire contre la demande marocaine d’adhésion à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Falana expliquait que la requête du royaume répondait à une nouvelle politique de l’Union européenne visant à  «recoloniser les Etats de la Communauté». Et de prétendre que les membres de la CEDEAO n’avaient «rien à gagner de l’adhésion du Maroc». Dans sa plainte l’avocat estime que la présence marocaine dans le territoire contreviendrait  aux articles : 1, 13 et 20 de l’Acte constitutif de l’Union africaine, indique la même publication.

Ce procès intenté contre des Etats de l’UA supposés soutient du Maroc devrait être suivi par d’autres initiatives du même type. En février 2018, une délégation de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, conduite par son président Sylvain Oré, s’était rendue dans les camps de Tindouf en vue de préparer les éventuelles actions à prendre en faveur du Polisario.

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