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Ceuta : Un parti demande la levée des interdictions d’entrée des produits alimentaires du Maroc

Alors que la polémique enfle encore suite à la décision de l’Administration des Douanes de fermer la frontière commerciale avec Melilla, voilà qu’un parti espagnol demande de lever les interdictions des produits alimentaires en provenance du Maroc sur l’entrée à Ceuta.

 

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Abdelmalik Mohamed, le président du parti de centre-droit Contigo Somos Democracia à Ceuta. / DR
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La fermeture par le Maroc de sa frontière commerciale avec Melilla, et son lot de conséquences politiques, ont visiblement résonné jusqu’à Ceuta (Sebta). La section locale du nouveau parti de centre-droit Contigo Somos Democracia (Avec vous nous sommes une démocratie – CSD), une scission de Ciudadanos, suggère une initiative qui fera sans doute débat dans la ville et ailleurs.

Abdelmalik Mohamed, le président du CSD à Ceuta, a proposé à la Délégation du gouvernement espagnol, relevant du ministère de la Politique territoriale et de la fonction publique, de réviser les mesures douanières interdisant l’importation de produits alimentaires du Maroc, indique le journal El Faro de Ceuta. Actuellement, seuls les poissons frais en provenance du royaume sont autorisés à entrer dans la ville, a-t-il souligné.

Des «interdictions archaïques»

Le responsable politique estime qu’une levée totale des prohibitions permettra à l’économie locale de bénéficier de nouvelles taxes à prélever sur ces produits alimentaires. De plus, «elle donnera de la transparence à une activité qui se voit, à maintes reprises, contrainte d’agir d’une manière non-souhaitée par ses propres acteurs», argue Abdelmalik Mohamed, en allusion à la contrebande.

Les habitants de Ceuta, a-t-il fustigé, à chaque fois qu’ils traversent la frontière pour se rendre au Maroc, amènent avec eux toutes sortes d’aliments mais «ne peuvent les acheter légalement dans leur propre ville. C’est insensé».

Et de conclure son plaidoyer en invitant les autorités espagnoles à mettre un terme à ces interdictions «archaïques» et à «régulariser une situation qui affecte directement les consommateurs» de la ville.

Par ailleurs, dans les quartiers populaires de Ceuta où se concentre une forte communauté d’origine marocaine, le pain qui entre illégalement de Fnideq a la cote. Il serait même à l’origine de la fermeture de plusieurs boulangeries, avait alerté l’Association locale des boulangeries en septembre 2017. D’après ses calculs, les ventes ne représentent que 40% alors que le pain marocain et celui en provenance d’Espagne s’accaparent 60%.

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