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Maroc : Le gouvernement pointé du doigt par le PPS sur le traitement des revendications sociales

Les membres du PPS au gouvernement pointent une «réelle confusion» dans le traitement des revendications sociales par le cabinet El Othmani. Tirant à boulets rouges sur les «basses surenchères» et les «réactions personnelles erronées», ils présentent toutefois des solutions à la crise.

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Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS. DR

«Les conditions générales dans notre pays ne sont pas satisfaisantes», constate le bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS), qui s’est exprimé à l’issue de sa réunion mardi 12 juin.

«Nous sommes face à une réelle confusion dans le traitement de ces conditions et des formes d’expression de demandes urgentes», estiment les camarades de Nabil Benabdellah dans un communiqué parvenu à notre rédaction, mettant en garde contre le fait de «tomber dans de basses surenchères ou dans des réactions personnelles erronées».

Le Livre se permet ainsi de critiquer la gestion gouvernementale des revendications sociales et certaines sorties hasardeuses effectuées par des ministres, tels les «M’daouikh» de Mohamed Boussaïd, ou la participation de Lahcen Daoudi au sit-in des salariés de Centrale Danone devant le siège de la Chambre des représentants.

La recette des camarades présentée à l’exécutif et à sa majorité

Le PPS invite les composantes de la majorité et le cabinet El Othmani à s’armer d’«audace et de sérieux afin d’assumer leurs responsabilités, et ce en prenant des initiatives à même de garantir une interaction positive et responsable avec les expressions politiques et sociales issues de différents milieux populaires».

Aussi, les camarades plaident-ils pour un «renforcement de la présence politique et la communication avec les citoyennes et les citoyens». Le bureau politique du PPS affirme qu’il est temps d’«entreprendre des réformes politiques».

Dans le viseur du Livre figure notamment «l’élaboration d’un nouveau modèle de développement socio-économique» et «la consolidation de l’Etat de droit dans le secteur économique, à commencer par une opérationnalisation du Conseil de la concurrence, la lutte contre le monopole et la protection des producteurs».

Le parti de Benabdellah a également lancé un appel au gouvernement El Othmani à «mobiliser, d’urgence et exceptionnellement, les moyens possibles pour soutenir particulièrement les petits agriculteurs» victimes de la campagne de boycott, à travers le Fonds de développement des régions rurales et montagneuses sous la tutelle du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch.

Les six formations de la majorité gouvernementale ont consacré deux réunions, les 29 mai et 5 juin, à la campagne de boycott et aux revendications sociales, sans toutefois parvenir à trouver un terrain d’entente. D’ailleurs, aucun communiqué n’a été publié aux termes des rencontres.

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