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Société Publié

Mineurs au port de Beni Ensar : L'AMDH-Nador tire la sonnette d'alarme

Des mineurs au port de Beni Ensar. / Ph. NadorCity

La section de Nador de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation de près de 300 mineurs sur le port de Beni Ensar et ses environs. Des enfants qui vivent dans des conditions difficiles, nourrissant l’espoir d’immigrer clandestinement vers l'Europe.

«Des dizaines d'enfants de toutes les villes marocaines vivent [dans] des conditions difficiles au port de Beni Ensar. Où est le gouvernement marocain qui n'a pas procuré à ces mineurs une place à l'école ?», s’est interrogée l’AMDH-Nador sur sa page Facebook dimanche dernier. L’ONG a également publié des images prises par le photographe du média local NadorCity.

Dans une déclaration accordée ce mercredi à Alyaoum 24, Omar Naji, responsable au sein de l’AMDH-Nador, affirme ne plus rencontrer certains mineurs croisés auparavant au port de Beni Ensar. Ce dernier n’écarte pas la possibilité qu'ils aient réussi à quitter le Maroc vers l’Europe à bord de camions ou de ferries. 

«Le fait que cela coïncide avec la rentrée scolaire est très blessant. Au lieu d’être dans des écoles, ces mineurs vivent dans des conditions déplorables en attendant un départ vers l’Europe», s’indigne-t-il. 

L’AMDH-Nador fait aussi remarquer que leur nombre augmente sensiblement avec la période estivale, ce qui engendre tout un ensemble de phénomènes à l’instar de la mendicité.

L’alerte lancée par l’AMDH intervient parallèlement au constat formulé par Fabrice Leggeri, président de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'UE (Frontex).

Dans une interview accordée mardi à l’Express, le responsable affirme que «les flux (migratoires, ndlr) en provenance du Maghreb sont en nette progression, qu'il s'agisse des arrivées par mer ou par voie terrestre, via l'enclave espagnole de Melilla». Fabrice Leggeri de préciser qu’«il s'agit essentiellement de ressortissants originaires du Maghreb, et non d'Afrique subsaharienne». 

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