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Société Publié

Indice 2016 du développement humain : Le Maroc avance... à pas de tortue

Tout comme l’année dernière, le Maroc gagne trois places dans l’indice 2016 du développement humain. Il reste cependant dans les derniers rangs, devancés par plusieurs pays arabes et arrive à la 123ème place du classement mondial parmi 188 pays. Détails.

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Photo d'illustration. / Nwardez - Flickr

Le Maroc avance à pas de tortue en matière de développement humain. C’est ce qu’indique mardi le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), qui vient de publier son indice 2016 du développement humain. Le nouveau rapport a été présenté mardi à Stockholm, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté notamment l’administrateur du PNUD, Helen Clark, le Premier ministre suédois Stefan Löfven ainsi que l’auteur du rapport et directeur de l’Office chargé du rapport au sein du PNUD, Selim Jahan.

Le royaume y figure à la 123ème position alors qu’il était 126ème une année auparavant. Il continue donc d’avancer de 3 places, poussant son score à 0,647, après des scores de 0,628 et de 0,617, enregistrés respectivement en 2015 et 2014. Avec une telle performance, le Maroc maintient sa position dans la catégorie des pays moyens en matière de développement humain.  

Dépassé par ses voisins arabes

Fondé sur 12 indicateurs, eux-mêmes déclinés en une centaine de sous-indicateurs, l’IDH définit le développement humain comme étant «l’élargissement des choix offerts à chacune et à chacun, en se préoccupant de la richesse de la vie humaine et non pas simplement de la richesse des pays». Cette année, le rapport qui devait voir le jour en décembre dernier et qui se base sur les données de l’année 2015, est intitulé «Un développement humain pour tout le monde».

Au niveau des pays arabes, le Maroc reste dans les derniers rangs. Il est à la 13ème place, loin derrière l’Iraq (121ème), l’Egypte (111ème) et même la Libye (102ème). La tête du classement est occupée par le Qatar (33ème), l’Arabie saoudite (38ème), les Emirats arabes unis (42ème), Bahreïn (47ème) et le Koweït (51ème). Ce sont d’ailleurs les seuls pays de la région à figurer dans la catégorie «développement humain très élevé». Au Maghreb, le Maroc se fait devancer par ses voisins, à savoir l’Algérie (83ème), qui garde la même place et la Tunisie (97ème) qui perd une place par rapport à l’année dernière. La Mauritanie, par contre, est classée au 157ème rang. Le bas du classement est occupé par Burundi (184ème), le Burkina Faso, le Tchad, le Niger et la République centrafricaine (188ème).

Le Maroc reste dans les derniers rangs

Dans le détail et tout comme l’année dernière, le royaume reste encore en-deçà de la moyenne mondiale sur la majorité des indicateurs. S’il obtient un score de 0,647 pour l’indice du développement humain, le score du royaume en matière d’indice de développement de genre atteint 0,826, le plaçant dans le dernier groupe de pays répartis par les auteurs du rapport. La meilleure valeur étant de 0,04 détenue par la Suisse. Pour ce même indice, le Maroc est classé 113ème alors qu’il était 117ème l’année dernière. Pour l’indice de pauvreté multidimensionnelle, le royaume chérifien garde le même score de 0,069 à en croire le rapport de 2016.

Le rapport évoque une multitude d’indices parmi lesquels la perception du bien-être ainsi que les standards de vie, qui montrent que 34% de Marocains seraient satisfaits alors que 76% estiment être satisfait des standards de vie au Maroc. En termes de libertés de choix, le document du PNUD avance que 58% de femmes et 65% d’hommes marocains restent satisfaits et évoque aussi le chômage qui touche 9,6% de la population active au Maroc.

Le rapport reconnaît au début que «les politiques nationales doivent être complétées par des actions au niveau mondial». «Il attire notre attention sur le fait que, même si nous nous sommes habitués au grondement des débats enflammés qui se terminent en impasse aux niveaux national, régional et international, un consensus est en train de surgir autour d’un grand nombre des défis mondiaux, pour assurer la durabilité du monde pour les générations futures», déclare Helen Clark, l’administrateur du PNUD.

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