En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une meilleure utilisation de nos services. En savoir plus.X

Politique Publié Le 19/03/2017 à 15h20

Guerguerate : A défaut d’un appui de l’ONU, le Polisario se tourne vers le Conseil de paix et de sécurité de l’UA

L’affaire Guerguerate sera au menu du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Cette réunion prévue ce lundi intervient seulement trois jours après les entretiens entre le chef du Polisario et le secrétaire général des Nations unies. Le Maroc, quant à lui, ne siège pas au Conseil, largement dominé par l’Algérie et l’Afrique du Sud.

Joaquim Chissano, envoyé spécial de l'UA pour la Sahara occidental / DR

A la demande du Polisario, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) tiendra demain, à Addis-Abeba, une réunion consacrée à Guerguerate. Le Front compte ainsi sur l’instance panafricaine pour appuyer sa fragile position sur l’affaire de la zone tampon, d’autant que la version avancée par Brahim Ghali et la délégation qui l’accompagnait à New York n’a pas convaincu, vendredi soir, le secrétaire général des Nations unies.

Un appui qui lui sera très probablement accordé puisque le Conseil demeure encore sous l’influence directe de l’Algérie et l’Afrique du Sud. Le voisin de l’est le considère comme sa chasse gardée. D’ailleurs le Conseil, chasse gardée du voisin de l'est, est présidé par l’Algérien Ismail Charki, pour un deuxième mandat successif. Lors du dernier sommet de l’UA, Alger avait joué des coudes pour écarter le candidat de la Mauritanie.

Préparer l’échéance d’avril

La réunion de demain à l’ancien siège de l’Union africaine à Addis-Abeba connaîtra la présentation, par l’envoyé de l’Union africaine au Sahara occidental Joaquim Chissano, d’une série d’observations sur la question. Le Mozambicain devrait répéter les mêmes remarques déjà tenues il y a presque deux semaines à Genève, lors de la dernière session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Une adhésion du Conseil de paix et de sécurité de l'UA aux thèses du Polisario sera important, à quelques semaines seulement de l’échéance d’avril. L’examen de l’affaire Guerguerate par le Conseil est par ailleurs le deuxième du genre. Le 29 août dernier, un émissaire du Polisario avait remis une lettre à Ismail Charki portant sur les derniers développements dans la zone tampon.

Le Maroc ne siège pas encore au Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine. Pis encore, aucun de ses alliés traditionnels sur le continent, tels le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Gabon, ne figure sur la liste des Quinze. Celle-ci est largement dominée par les relais du Polisario.

6 commentaires
zsahara
Date : le 21 mars 2017 à 01h09
L'affaire est sous les mains de l'ONU et l'Algérie a fourni les armes au polisario donc l'affaire est entre le Maroc et l'Algérie et non le polisario puisque si l'Algérie qui cherche à déstabiliser la région pour débloquer la situation de la présidence. Les algériens doivent être orienter vers un ennemi imaginaire comme en 1963, concernant la guerre de sable qui a servi à un coups d'état==le même sénario mais le Maroc n'a pas oublié ===Al moumenou la youldaghou maratiyene (le fidèle ne se morde pas deux fois)
FATEM95
Date : le 20 mars 2017 à 12h27
Pas de panique. Tout cela ne sert à rien. l'UA, avant ou après l'entrée du Maroc est dessaisie du dossier. Elle peut se réunir pour parler de la pluie et du beau temps. Elle peut encore charger le pauvre Joachim Chissano d'une quelconque mission pour le sortir de son désespérant chômage, ça ne change rien, absolument rien. L'affaire du Sahara est celle de l'ONU et rien que l'ONU. Point à la ligne. Ils perdent leur temps. Le Maroc doit les ignorer magistralement et travailler la sortie de la RASD de l'UA à moyen terme et le dossier du mois d'Avril à l'ONU pour le court terme.
boudalirahhal
Date : le 19 mars 2017 à 23h15
L’ordre du jour du CPS est établi sur la base despropositions soumises par le président de la Commission de l’UA et par les États membre. Tout membre du CPS, partie à un conflit ou à une situation soumis à l’examen du Conseil, ne participe ni aux débats ni au processus de prise de décision relatifs à ce conflit ou à cette situation (article 8 alinéa 9 du Protocole relatif à la création du CPS). Ce sont les termes de la charte de l'UE pour réunir le CPS .Même si elle prétend ne pas être partie au conflit,l'Algérie ne peut nier qu'elle est mêlée à une situation soumise à l'examen du CPS. Son représentant et président du CPS NE PEUT SIEGER dans la réunion de demain.Encore faut-il que nos représentants et département de tutelle fassent le nécessaire.
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com