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Culture Publié Le 10/06/2016 à 13h15

Game over pour Ubisoft Casablanca

Lancé en 1998 avec de grandes ambitions, Ubisoft Casablanca tire sa révérence. En cause, l’absence d’une formule viable dans un marché du jeu vidéo soumis, ces dernières années, à de nombreuses mutations.

Le plus vieux studio de jeu vidéo d’Afrique du Nord n’est plus. L’entreprise française de développement, d'édition et de distribution de jeux vidéo Ubisoft vient d’annoncer la fin de l’activité de sa branche marocaine, Ubisoft Casablanca, dans un communiqué relayé par un site spécialisé. Sa fermeture sera effective le 13 juin prochain.

«Le marché du jeu vidéo a beaucoup évolué ces dernières années. Malheureusement, nous n’avons pas trouvé de formule et d’endroit viable pour le studio dans le plan d'affaires actuel d'Ubisoft», explique Jean-Michel Detoc, cadre exécutif de Ubisoft Mobile.

Côté emploi, l’entreprise d’origine bretonne, qui employait 48 personnes, «travaille avec les équipes pour trouver des postes au sein d’Ubisoft ou aider ceux qui n’y travailleront plus.»

«L’autre studio spécialiste du smartphone, Ubisoft Mobile Games, à Paris, n’est pourtant pas touché. Selon une source proche du dossier, l’éditeur était surtout confronté aux velléités de départ de ses meilleurs créatifs artistiques marocains», indique Le Monde.

Ouvert en avril 1998, le studio a contribué à l’élaboration de 26 projets différents : Rayman Legends (notamment les épisodes Rayman Jungle Run et Rayman Fiesta Run), Child of Light et Valiant Hearts, parmi les plus récents.

S’exporter outre-Atlantique ?

Au début des années 2000, alors que Ubisoft partait à la conquête de la scène internationale, Ubisoft Casablanca était en passe de devenir un studio de notoriété mondiale. Edité en 2004, le blockbuster Prince of Persia : L'Âme du guerrier (1,8 million d'exemplaires vendus en à peine deux semaines) devait être conçu entre le Québec et le Maghreb. «C’était la volonté d’Ubisoft de faire un jeu à gros budget au Maroc, mais ça s’est très mal passé. Il a été rapatrié à Montréal à cause de querelles intestines entre les studios», confiait au Monde Vincent Monnier, un ancien du studio, lors d’un entretien fin 2015.

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