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Culture   Publié

Une petite marocaine à l’affiche du documentaire « Sur le chemin de l'école »

C’est demain 25 septembre que le documentaire «Sur  le chemin de l’école» sortira en salles. Réalisé par Pascal Plisson, le film relate le quotidien de quatre enfants de contrées diverses et très éloignées les unes des autres qui sont confrontés à un véritable parcours de combattant dans leur quête du savoir. De l’Argentine au Kenya, en passant par l’Inde et le Maroc, Carlito, Jackson, Samuel et Zahira parcourent plusieurs kilomètres, non sans danger, et ce, dans un seul but : le savoir. Découverte.

Temps de lecture: 3'
DR

En cette période de rentrée scolaire, Pascal Plisson vient à point nommé avec un documentaire fiction sur le vécu quotidien de quatre enfants, dont une petite fille marocaine, à la recherche du savoir. Le film qui regorge de scènes époustouflantes, évoque l’histoire de ces gamins rencontrés aux quatre coins du globe.

Seule fille du documentaire, Zahira est obligée de faire, chaque jour, presque la moitié d’un marathon pour arriver à l’école. Cette petite marocaine de 12 ans parcourt quotidiennement pas moins de 22 kilomètres alors qu’elle habite dans un village isolée dans les hautes montagnes de l’Atlas. Seulement, un courage de soldat l’anime chaque matin pour qu’elle puisse accomplir un devoir qui la mènera au savoir. Plus dur, dans la vallée d'Imlil qu’elle traverse, les températures peuvent atteindre jusqu’à 20 degrés en dessous de zéro en hiver ! «Quand je suis sur le chemin de l’école, je sens la fatigue, je n’en peux plus…Mais dès que je pense à mes souhaits et à mes rêves, je dis aux filles : dépêchez-vous, on y est presque», laisse entendre Zahira plus que motivée.

L’histoire de Zahira est également semblable à celle de trois autres gamins. Au Kenya, tous les matins et soirs, Jackson âgé de 11 ans parcourt une quinzaine de kilomètres à pied accompagné de sa petite sœur. Les deux sont obligés de traverser la savane kenyane en passant quelquefois non loin des animaux sauvages avant d’arriver à l’école. Même combat pour Carlito, petit garçon de 11 ans qui habite en Patagonie dans le sud de l’Argentine et qui doit parcourir un total de 18 kilomètres au milieu des plaines. Son moyen de transport : un cheval sur lequel il monte avec sa petite sœur.  

En Inde, c’est Samuel, un garçon âgé de 13 ans qui vit la même difficulté. Alors qu’il n’a pas l’usage de ses deux jambes, il doit faire 4 kilomètres de route pour aller à l’école. Assis «confortablement» dans son fauteuil de fortune bricolé à l’aide de plusieurs objets, le jeune invalide est poussé par ses petits frères.

Bande annonce du film

Des «exploits» qui méritent d’être signalés

Les scènes de la bande annonce du documentaire sont émouvantes et font office d’un courage hallucinant qui anime ces enfants à qui de nombreuses choses n’ont pas souri dans la vie. Vivant aux quatre coins du monde, ils ont tous un seul et unique objectif : réussir à travers l’instruction. Le matin, c’est sous les regards un peu perdus et même parfois tristes de leurs parents qu’ils bravent chaleur ou froid, montagnes ou plaines, animaux sauvages et savane pour pouvoir espérer un meilleur avenir.

«J’avais croisé beaucoup de gamins dans leur genre, partout sur le globe (…) mais, jusque-là, je n’avais jamais pris conscience des exploits que ces enfants accomplissent pour accéder au savoir. Cela m’a bouleversé», lance impressionné le réalisateur Pascal Plisson. Ce dernier a également indiqué que l'association «Aide et Action au Maroc» s'occupe désormais de Zahira et de ses copines sur Le Journal des Femmes. «Nous avons un très bon suivi avec les enfants, car quand je réalise un documentaire sur un sujet aussi sensible que celui-ci, je ne peux pas me permettre de seulement filmer puis partir. Et puis si le film a du succès, il y aura forcément un retour», promet-il.

Tout compte fait, pour cette rentrée 2013, le documentaire devrait constituer une source de motivation supplémentaire pour bon nombre d’élèves dans le monde, surtout ceux se trouvant dans les situations similaires. Tout récemment, l’UNICEF avait profité de la rentrée pour rappeler au gouvernement marocain les défis à relever en matière d’éducation, estimant que «l’école marocaine n’arrive pas encore à assurer une couverture universelle durable» en particulier pour les enfants vulnérables. Demain, après la projection en salles, aucune excuse ne semblera valable pour manquer des jours de classe !

Témoignage de Zahira, la petite marocaine

 

Bravo les filles !
Auteur : CommonReader
Date : le 25 septembre 2013 à 10h50
Je souhaite à ces courageuses jeunes filles un très bel avenir professionnel.

Par ailleurs, quand on voit ce reportage, on se dit que les MRE et enfants de MRE n'ont aucune excuse : quand on a les moyens de recevoir une éducation en bas de sa porte, sans parcourir des kilomètres, il faut rendre grâce à Dieu et saisir l'occasion de progresser dans les savoirs, avoir un comportement exemplaire à l'école.

J'espère que l'entreprise de scolarisation des jeunes (et moins jeunes) femmes va se poursuivre, y compris dans les campagnes et les montagnes, car c'est un véritable investissement pour l'avenir du pays.
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