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« La route du safran » : Trois itinéraires pour découvrir les safranières du Maroc

L’automne arrive au Maroc et avec lui la saison de la cueillette pour le safran. Dans son nouvel ouvrage «La route du safran», Michel Tarrier amoureux des paysages marocains, propose 3 itinéraires pour découvrir les safranières proches du Jbel Siroua.

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La culture et la cueillette du safran demande une patience infinies. /DRMichelTarrier

Comme l’argan, le safran fait la fierté des Marocains. Naturaliste en Méditerranée occidentale, Michel Tarrier est passionné par la diversité naturelle du Maroc, au point de publier, début août «La route du safran. Des origines à nos jours. Une saga de 4000 ans, du Cachemire au Maroc ». «Le Maroc est un producteur moyen, avec deux tonnes [produites par an, ndlr] sur quelques 3000 parcelles totalisant 600 ha, essentiellement dans le secteur de Taliouine, et notamment aux mains de la tribu des Souktana», détaille-t-il dans son livre. Plus que la synthèse des connaissances scientifiques, historiques et culturelles, Michel Tarrier propose au visiteur trois routes, sur les pentes du Jbel Siroua, avec tous les détails pratiques nécessaires, pour découvrir les safranières.

«Le début de l’automne est évidemment l’époque la plus recommandée, tant pour l’éblouissement esthétique que procure les safranières en floraison, que pour assister à la patiente cueillette des fleurs par les paysannes drapées de leur habit local, à l’émondage et au séchage sur les terrasses ou devant les maisons», écrit Michel Tarrier.

La tribu des Souktana

Il propose d’abord un trajet court de près de 34 km, aller-retour, entre routes, pistes et sentiers, par le plateau Souktana abordé par le rebord de la meseta dominant la rive gauche du Zagmouzen, immédiatement à l’est de Taliouine. Au village de Tasousfi, «l’effet ensorcelant [de l’atmosphère, le soir tombant] est complété par la vision, en contrebas, d’un sublime petit mausolée ceint d’un muret d’où émergent des arbres maraboutiques», raconte l’auteur.

Sur le versant sud-occidental du Jbel Siroua, la vallée de l’Oued Zagmouzen, offre un second parcours de 28km aller. Il permet de découvrir, outres les nombreuses safranières aux abords de la route, une forêt de pistachiers de l’Atlas en forme de galerie, des cimetières juifs et berbères. «Le mouflon à manchettes a déserté les lieux, tout comme la gazelle de Cuvier. Mais le chacal continue à chasser le charmant écureuil de Barbarie qui, gourmand des fruits du pistachier, a envahit les lieux», témoigne-t-il.

Sur les flancs du Jbel Siroua

Un troisième itinéraire consiste à emprunter la vallée de l’Asif-n-Wamrane sur le versant méridional du Jbel Siroua. «Sur la rive gauche, le marabout Lalla Myriam est lors de la fête du Mouloud (naissance du prophète) entouré d’un parterre de… plumes de poules, et non d’anges !», s’amuse Michel Tarrier. Le village d’Atougha à 1900 m, entouré de safranières, fait un beau point de départ pour des randonnées dans le massif volcanique du Siroua.

Le plus long trajet, d’une quarantaine de kilomètres, suit la vallée de l’Asif-n-Aït-Ou-Byal en restant sur le même versant que le précédent parcours. Tout au bout de la piste, «là où résonnent les cris de quelques choucas (le crave à bec jaune n’est peut-être pas loin), on découvre la grande cascade, les habitations troglodytes et le prodigieux ighrem (grenier fortifié), suspendu et adossé à la falaise, apparemment inaccessible et très bien conservé. La position stratégique de ce grenier permettait, au temps des razzou, de protéger au mieux les récoltes de grains, mais aussi les objets de valeur que les anciens berbères y déposaient (peaux, poteries et… safran)», raconte l’auteur.

Tous ces parcours sont accessibles en voiture, de préférence tout terrain étant donné les passages à gués et les sentiers qui les forment. Ils sont détaillés précisément, au kilomètre près, dans l’ouvrage de Michel Tarrier qui vous conseillera toutefois de vous munir d’une carte précise de la région.

valorisons notre terroir
Auteur : Noproblemo
Date : le 14 septembre 2013 à 11h21
route des vins, des fromages, châteaux etc..
en Europe.
Route du safran au Maroc pourquoi pas. c'est une bonne initiative pour faire connaitre notre terroir.
il y a aussi notre patrimoniale architectural sans pareil dans le monde Arabo-musulmans :palais, casbahs
medersa, les vieux hammams, les fours à pains public qu'ils faut préserver car ils y en a de moins en moins les vielles échoppes et tout le reste..
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