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130e au monde, le Maroc face au défi de la conservation des espaces naturels

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Temps de lecture: 2'

Le Maroc est 136e sur 180 pays dans l’Indice de conservation de la nature 2024 (NCI), qui évalue la protection des environnements naturels à travers le monde. Le classement est basé sur des facteurs tels que le nombre d’espèces végétales et animales menacées, la taille et la qualité des zones protégées, la situation des habitats naturels et l’efficacité des programmes de conservation.

L’indice s’articule ainsi autour de quatre piliers principaux : la gestion des terres, les menaces pour la biodiversité, les capacités et la gouvernance, les tendances futures.

Ces piliers sont mesurés à travers 25 indicateurs de performance. Les classements 2024 reflètent les scores combinés de ces piliers, donnant un aperçu quantitatif des efforts de chaque pays en matière de conservation de la biodiversité et de durabilité.

Le Maroc est classé 136e avec un score de 51,84 en matière de gestion des terres, 150e avec 55 points en matière de menaces à la biodiversité, 129e avec 58 points en matière de capacité et de gouvernance, et 135e avec 35 points en matière de tendances futures.

Selon le document, les écosystèmes forestiers du royaume, notamment les forêts méditerranéennes, les zones boisées et les maquis, couvrent de vastes régions du pays. Ces lieux abritent diverses espèces végétales telles que le chêne-liège, l’olivier et le caroubier, et offrent un habitat à de nombreux mammifères, notamment la gazelle de Barbarie, le sanglier et le léopard de Barbarie, aujourd’hui disparu. Le parc national d’Ifrane, situé dans le Moyen Atlas, est réputé pour ses forêts de cèdres et constitue un habitat essentiel pour le macaque de Barbarie, une espèce en voie de disparition.

Les forêts marocaines abritent de nombreuses espèces endémiques et menacées, ce qui souligne l’importance des efforts de conservation. Parmi les espèces endémiques figurent le criquet marocain et le cèdre de l’Atlas. Le pays abrite également des espèces en danger critique d’extinction comme le léopard de Barbarie, l’ibis chauve du Nord et le phoque moine de Méditerranée.

Au niveau mondial, le Luxembourg se classe au premier rang, suivi de l’Estonie, du Danemark, de la Finlande, du Royaume-Uni, du Zimbabwe, de l’Australie, de la Suisse (huitième), de la Roumanie (neuvième) et du Costa Rica (dixième).

Axis.7
Date : le 09 octobre 2024 à 18h24
Le Maroc tolère l'intolerable: le surpaturage des chevres et moutons. Surtout les chevres qui arrachent les racines et l'erosion et desert.Le rechauffement n'explique pas tout. On chauffe même au bois.Une pure folie destructrice. Ensuite, l'etalement urbain est insensé. les villes s'etendent comme un cancer foudroyant avec des habitations individuelles voraces en terres arables et boisées. Or la vegetation et les arbred participent à la formation des nuages et donc des pluies tous les botanistes le savent sauf les autorités marocaines. Je suis en train de sillonner les routes entre casa et tanger je suis effaré et degoûté par les dechets plastiques non stop le long des routes sur des centaines de km. Les bouteilles partout, les sacs aussi. Pour chaque café commandé on vous ramene d'office une bouteille en plastique d'une contenance d'un verre d'eau scandale ecologique et vente forcée irresponsable de la part des fabriquants de bouteille et cafetiers. Des millions de cafés se boivent chaque jour! Pauvre Maroc. En 2030 , on offrira un triste spectacle au Monde de plus en plus sensible à l'ecologie.Sauf nous.
Ornitho2
Date : le 09 octobre 2024 à 13h24
Sur l'axe Salé-Kénitra, La Maamora n'est plus qu'un lointain souvenir. Il y a quelques mois, il y avait un article sur un projet immobilier qui a été illégalement (ie sans autorisation) installé sur les décombres d'une partie de la forêt protégée de la région de Tétouan, rasée pour les besoins du projet. Au centre de ce scandale un homme influent. Je ne sais ce qui lui est arrivé depuis, ni ce qu'est l'évolution du projet. Mais à la base il n'avait pas l'air d'être inquiété. Il y a des efforts de reboisement, mais d'une combien de temps est nécessaire pour recréer un écosystème forestier. De deux que sert de reboiser si dans le même temps des forêts déjà en place sont grignotées. Déjà qu'il n'y a pas beaucoup de forêts au Maroc. Si avec les incendies, la sécheresse, le peu qu'il en reste n'est pas sacralisé ...
Berkshire
Date : le 09 octobre 2024 à 12h26
Quand on regarde de près les notes, à part certains critères très spécifiques aux espèces naturelles, on retrouve encore et toujours les mêmes critères généraux qui nous plombent dans tous les indices: la corruption, l'inefficacité du gouvernement, la culture et la conscience de la population et des institutions (awareness).
Dernière modification le 09/10/2024 18:24
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