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Le chef de la «gendarmerie» du Polisario tué dans une opération à l’Est du mur de sécurité

Un responsable militaire clé du Polisario a été tué ce mercredi par les Forces armées royales. 

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Dah El Bendir (milieu), chef du corps de la «gendarmerie» du Front Polisario. / DR
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Ce mercredi 7 avril, le Polisario a perdu Dah El Bendir, le chef du corps de sa «gendarmerie» lors d’une opération à l’Est du mur de sécurité. Ce décès a été confirmé à Yabiladi par deux sources au Sahara : une source sécuritaire ainsi que Bahi Larbi Ennass, un ancien haut officier dans les rangs de l'armée du Front et président du Centre paix des études politiques et stratégiques basé à Laâyoune.

La première précise que «le militaire a été tué lors de la préparation d’une opération de sabotage menée dans les premières heures de ce mercredi au niveau de la zone de Touizgui, à l’Est du mur de sécurité». Et d’ajouter qu’«un autre élément armé du Front a été blessé dans les mêmes circonstances».

Même son de cloche auprès de Bahi Larbi Ennass qui donne plus d’informations sur Dah El Bendir. «Je viens d’apprendre la nouvelle. Dah El Bendir est une vieille connaissance et l’un des rares cadres militaires du Polisario ayant un parcours académique», nous confie-t-il. Il a rencontré Dah El Bendir à l’académie militaire de Cherchell de Tipaza en Algérie. «Il s’est spécialisé dans le génie militaire. De par ses compétences, il est le mieux qualifié pour effectuer des missions d’infiltration à l’Est du mur de sécurité évitant les mines et les autres obstacles dressées par les Forces armées royales», souligne-t-il.

Un expert en infiltration

Ce travail est d’habitude suivi par le lancement d’une opération d’attaque contre des positions bien précises tenues par les FAR. Le mouvement de Brahim Ghali comptait très certainement réaliser une frappe avant la réunion du Conseil de sécurité du 21 avril, consacrée à l’examen de la question du Sahara occidental.

Pour l’heure, le mouvement séparatiste n’a pas encore communiqué officiellement sur la mort du chef de sa gendarmerie. Un silence qui ne surprend pas puisque le Front ne donne jamais le bilan de ses pertes humaines et matérielles.

Après l’opération des FAR du 13 novembre à El Guerguerate, le Polisario s’est retiré de l’accord du cessez-le-feu de septembre 1991. Lundi 5 avril, à l’occasion de l’ouverture du consulat général du Sénégal à Dakhla, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita a réitéré la détermination du Maroc a défendre son territoire face aux mouvements armés du Polisario.        

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