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Béni Bouayache : Une marche pour réclamer la libération de Halim Bekkali

La tension monte d’un cran à Béni Bouyache. La poursuite des arrestations de jeunes en est la principale cause. Cette fois, c’est le cas Halim El Bekkali qui est à l’origine de l’escalade.

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Béni Bouayache renoue avec la contestation. Dimanche, la petite ville a connu une marche pacifique, réclamant la libération de Halim El Bekkali, un membre du Mouvement du 20 février et de l’association des diplômés sans emploi, arrêtés la veille dans des conditions qui s’apparentent, selon des sources locales, beaucoup plus à un enlèvement qu’à une opération normale effectuée par des éléments de la police.

«Le samedi, vers 23 heures, des hommes sans la moindre déclinaison de leur identité, ont arraché El Bekkali du café où il s’était attablé avec des amis. Ces derniers ont tenté de s’interfèrer, en vain. Les policiers en habits civils ont sorti leur arme et ont l’ont conduit vers une voiture qui les attendait quelques mètres plus loin», indique Rafik Hamdouni, également membre du M20F.

Le nom de Halim Bekkali figure parmi les 13 détenus, poursuivis dans le sillage des événements qu’a connus Béni Bouyach en mars dernier.  Il bénéficiait de la liberté provisoire.

Un ministre du PJD contacte Mustapha Ramid

L’arrestation d’El Bekkali a coïncidé avec un déplacement, à Al Houceima, du ministre des Relations avec le parlement et de la société civile. Habib Choubani y animait une rencontre de la section locale du PJD. «Certains militants de diverses associations l’ont interpellé sur le sort de Halim El Bekkali. Le ministre a immédiatement contacté, à ce sujet, son collègue à la Justice et des Libertés publiques, Mustapha Ramid. Ce dernier, selon les dires de Choubani, a estimé qu’il n’y a pas eu d’enlèvement mais évoqué une simple arrestation. Il nous a expliqué qu’El Bekkali est en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, subissant des interrogatoires sur certains faits et qu’un avocat pourrait le voir à n’importe quel moment», souligne Hamdouni.

Cette semaine, la Cour d’appel d’Al Hoceima poursuivra, les 15 et 17 mai, l’examen du dossier dans lequel sont mises en cause 13 personnes dont Halim El Bekkali.

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