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UA : Alger déclare la fin de la troïka africaine sur le Sahara occidental

L'Algérie ne semble pas apprécier la succession de Cyril Ramaphosa par Félix Antoine Tshisekedi, à la présidence de l'Union Africaine. Elle souhaite désactiver la troïka sur le Sahara occidental en faveur du CPS.

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Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères algérien / DR
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Les derniers développements qu’a connus la zone d’El Guerguerate étaient au centre de l’intervention du ministre algérien des Affaires étrangères à la réunion du conseil exécutif de l’Union africaine de ce mercredi.

Sabri Boukadoum a reconnu que la question du Sahara «constitue une source de grande inquiétude pour l'Algérie», rapporte l’APS. Il a pointé du doigt «les tentatives d'imposer la politique du fait accompli dans les territoires d'un membre fondateur de notre organisation (Union africaine, ndlr), les violations enregistrées contre des civils dans la région d’El Guerguerat ont posé de sérieux défis susceptibles de mettre en péril la paix et la sécurité dans toute la région».

Le chef de la diplomatie a estimé que «l’organisation continentale, qui a joué un rôle constructif dans l’élaboration et l'adoption du plan de règlement onusien, ne peut pas rester en marge». Pourtant, les Nations unies ont toujours eu le leadership exclusif sur ce dossier. Le Maroc, bien qu’il ait adhéré à l’UA en janvier 2017, est resté fidèle à sa politique rejetant toute intervention de l’Union africaine sur le cours du différend régional. Horst Köhler, l’ancien envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, avait d'ailleurs cédé à l’exigence du royaume.

Alger et Pretoria veulent une résolution de l'UA

Dans son discours, Sabri Boukadoum a déclaré que «vu l'échec total du mécanisme de la Troïka (mis en place en juillet 2018, ndlr), le Conseil africain de paix et de sécurité doit assumer la responsabilité qui lui incombe, conformément au texte de son protocole d’institution».

Pour mémoire, en acceptant la proposition de la création de la troïka africaine lors du sommet de Nouakchott de juillet 2018, le Maroc avait réussi à écarter le CPS du dossier. Le timing de cette enterrement de la troïka par l'Algérie intervient au moment de l’accession de Félix Antoine Tshisekedi, le chef d’Etat congolais et proche du Maroc, à la présidence de ce mécanisme à la place de Cyril Ramaphosa, président de l'Affique du Sud et soutien du Polisario.

L’Algérie et l’Afrique du sud cherchent à arracher une résolution condamnant l’intervention des Forces armées royales à El Guerguerate, lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine, prévu les 5 et 6 décembre prochain.

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