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Dessalement de l’eau de mer : Après Chtouka Aït Baha, Casablanca aura sa station

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Le ministre de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, Abdelkader Amara a indiqué, mardi à Rabat, que les démarches ont été entamées pour la réalisation de la plus grande station, à l'échelle continentale, de dessalement de l'eau de mer à Casablanca.

En réponse à une question centrale autour des «mesures entreprises pour remédier à la pénurie d'eau», posée par les groupes de la majorité et de l'opposition à la Chambre des conseillers, M. Amara a affirmé que les démarches et les étapes procédurales ont été entamées pour la réalisation du projet de dessalement de l'eau de mer de la ville de Casablanca, pour une capacité de traitement d'environ 300 millions m3 d'eau, pour une enveloppe budgétaire moyennant 10 MMDH.

Cet ambitieux projet n'est cependant pas le premier au Maroc. Il a expliqué que le projet de dessalement de l'eau de mer de la province de Chtouka Ait Baha a été parachevé, outre le renforcement du débit d'une série de stations de dessalement dans les provinces du Sud du Royaume.

M. Amara a aussi affirmé que le gouvernement a veillé, durant cette année, en dépit des circonstances exceptionnelles imposées par la pandémie de la Covid-19, à envoyer des signaux forts pour remédier à la pénurie d'eau, à travers le lancement de cinq grands barrages, notant le parachèvement de la construction de six grands barrages et la programmation de cinq grands barrages pour l'année prochaine, tandis que 14 autres barrages sont en cours de réalisation dans les différentes régions du Royaume.

Il a, aussi, noté le parachèvement des travaux de connexion du système d'eau de Tanger au barrage de Khrofa, de celui d'Agadir aux barrages Aoulouz et Moukhtar Soussi, de celui de Targuist à Al Hoceima, outre la connexion hydraulique entre le nord et le sud de Casablanca, ajoutant que tous ces projets, qui ont connu un retard pendant plusieurs années, ont été réalisés durant l'année en cours.

Il a, d'autre part, précisé que la saison 2019-2020 a connu un manque de pluies de manière inquiétante, puisque le taux des précipitations varient entre environ -5% dans le bassin hydraulique du Loukkos, -67% dans le bassin de Sous-Massa, -50% dans le bassin du Bouregreg et de la Chaouia et -47% dans le bassin de l'Oum Errabiâ.

Le gouvernement dispose d'une vision claire pour dépasser cette problématique liée au déficit d'eau, a fait savoir le ministre, notant que cette vision est basée sur le Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation pour la période 2020-2027, pour un coût total de 115,4 MMDH, et sur le Plan stratégique de l'eau (PNE) 2020-2050, pour une enveloppe budgétaire de plus de 380 MMDH. 

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