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Société Publié

Thon en conserve infecté par la toxine botulique : L’ONSSA mobilisé après l'alerte en Espagne

Bien que le thon en conserve à l’huile de tournesol de la marque DIA ne soit pas un produit importé au Maroc, l’éventualité de sa présence comme produit de contrebande a mobilisé l’ONSSA qui mène des enquêtes sur le terrain.

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Photo d'illustration. / Ph. DR

L'Agence espagnole pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Aesan) a lancé vendredi une alerte sanitaire concernant une épidémie d'intoxication alimentaire due à la toxine botulique détectée dans du thon en conserve de la marque DIA. Selon plusieurs médias espagnols, dont El Confidencial et El Mundo, l’alerte a été lancée après le traitement de quatre personnes qui auraient consommé une salade contenant du thon à l’huile de tournesol.

L'Aesan, au courant de l'épidémie le 9 août grâce à l'alerte émise par les autorités sanitaires de Castille et León, a obtenu hier une confirmation de la présence de toxine botulinique dans la boîte de conserve de thon consommée par des patients traités. «Le produit concerné est un conserve de thon à l'huile de tournesol, format RO 900 de la marque DIA, portant le numéro de lot 19/154 023 02587, préparé par Frinsa del Noroeste SA et dont la date de péremption est le 31/12/2022», précise-t-elle.

Cette alerte peut concerner le Maroc puisque des produits vendus en Espagne sont importés par les contrebandiers de Ceuta et Melilla. D’ailleurs, des médias marocains comme Alyaoum 24 et Nador City ont affirmé que les conserves de Dia «se vendent au Maroc» et notamment dans les villes du nord du royaume.

Contactée ce lundi par Yabiladi, une source au sein de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) affirme être mobilisé suite à ces informations. «Toutes les informations reçues par les services sont prises au sérieux et font l’objet d’une enquête», nous assure-t-elle.

Des inspections sur le terrain pour repérer ce produit

Celle-ci nous explique qu’en «cas d’importation normale, avec un lot, des dates de production et de péremption, l’ONSSA procède avec des rappels et des enquêtes au niveau des établissements». Mais, le produit en question provenant de la contrebande, les services de l’ONSSA doivent d'abord «s’assurer que le produit est entré au Maroc». 

«Nous avons demandé à nos équipes sur place de mener l’enquête pour savoir si ce produit est entré au Maroc. Pour le moment, aucun de nos agents n’a signalé sa présence dans le circuit de vente.»

Source au sein de l’ONSSA

Notre source, qui précise que le signalement se fait généralement par lot, rappelle aussi qu’«en cas de détection au Maroc d’un produit ayant fait l’objet d’un signalement dans un autre pays, il est saisi et détruit». «Si l’ONSSA dispose de bureaux aux ports et aux aéroports pour les produits importés, nous réagissons également en cas de réclamations pour les produits de contrebande repérés dans des magasins ou des points de ventes», ajoute notre source.

Et d’insister sur l’importance des réclamations des citoyens, qui «sont prises très au sérieux». «Cela nous permet de renforcer notre contrôle en tenant compte des informations communiquées», déclare-t-elle.

Notre source souligne également que le consommateur doit «être conscient du danger d’acheter un produit sans savoir sa provenance et sa source». «Même pour un produit au Maroc, il faut toujours consulter la date de production, le numéro d’autorisation délivrée par l’ONSSA ou l’adresse de l’importateur pour s’assurer qu’il s’agit d’un produit conforme», conclut-elle.

Pour rappel, la toxine botulique (ou botulinique) est une toxine sécrétée par Clostridium botulinum, une bactérie responsable du botulisme. Celle-ci est une toxi-infection alimentaire généralement contractée lors de la consommation de conserves et peut engendrer des paralysies musculaires.

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