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Economie Publié

La CGEM secouée par une plainte déposée par l’une de ses employées

Le patronat fait l’objet d’un recours entrepris par l’une de ses employés. L’ex-responsable du Pôle communication, marketing et relations publiques accuse ainsi la CGEM de l’avoir rétrogradée et laissée sans poste depuis décembre dernier.

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Salaheddine Mezouar, président de la CGEM. / Ph. DR

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a visiblement plusieurs chats à fouetter. Après l’éviction de Neïla Tazi de son poste de vice-présidente de la Chambre des conseillers, ou encore le départ d’Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank ayant soulevé plusieurs questions, voilà que le patronat marocain est empêtré dans une affaire de droit du travail.

Une source interne au sein de la CGEM nous a confié cette semaine que le patronat fait l’objet d’une plainte déposée par l’une de ses employées. Il s’agit, selon notre source, de Meryem Kaf, désormais ex-responsable du Pôle communication, marketing et relations publiques au sein du patronat.

Contactée par nos soins, la CGEM a refusé ce mercredi de commenter, se contenant de parler d’une «intox». Seulement, les documents consultés par Yabiladi apportent une toute autre version.

Tout a commencé lors d’un arrêt maladie déposé par Meryem Kaf et couvrant la période allant du 10 septembre au 9 décembre. La responsable reçoit alors un mail du directeur général délégué de la CGEM, Fadel Agoumi, l’informant d’une «décharge de responsabilité». Le 10 décembre, lors de la reprise de ses fonctions, elle apprend que ses missions ont été confiées à une autre collègue et se retrouve alors sans poste.

Après de «multiples» relances de son supérieur hiérarchique et une proposition d’occuper un poste similaire à celui qu’elle occupait ou équivalent à ses qualifications professionnelles, l’employée de la CGEM finit par s’adresser, le 18 décembre à l’inspection du travail, en déposant un recours pour une rétrogradation.

Une première audience le 5 février prochain

Une saisine dans laquelle Meryem Kaf, toujours salariée à la CGEM, réclame ses droits, à savoir un reclassement dans un même poste à responsabilité.

L’inspection général du travail a alors sommé la CGEM de s’impliquer dans une procédure de conciliation. Ainsi, une lettre de la direction de l’emploi de Casa Anfa a été adressée, le 19 décembre, au directeur général délégué de la CGEM dans ce sens, évoquant une «dégradation du poste» (sic).

Dans sa lettre adressée à l’inspection du travail, Mariem Boussetta, responsable qualité et ressources humaines au sein de la CGEM, mandatée pour cette procédure, a expliqué que «suite à la sensibilité du poste occupée par l’intéressée, il a été nécessaire de confier les missions à une autre employée» pendant le congé maladie de Meryem Kaf. «La direction a été surprise par le recours déposé, ce qui ne lui a pas laissé le temps pour prendre la décision convenable concernant la situation de l’intéressée et ses aspirations», poursuit la responsable RH dans sa lettre.

La direction de l’emploi a décidé, suite à la réception des déclarations par écrit par les deux parties, de porter ce litige devant la Chambre sociale du tribunal de première instance de Casablanca. Celle-ci a adressé les convocations aux deux parties le 10 janvier dernier pour une première audience programmée le 5 février prochain.

Notre source au sein de la CGEM nous signale aussi que Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, avait promis d’intervenir afin de régler ce différend mais sans donner suite. Le président de la CGEM est sans doute occupé par d’autres dossiers chauds et marquants de son début de mandat.

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