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Grand Angle

CEDEAO : Trois sommets en 2018 sans l’examen de la demande marocaine

Cette année, la CEDEAO a tenu trois sommets sans examiner la demande marocaine d’adhésion au groupe économique régional. Le processus est appelé à prendre du temps.

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Siège de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), organe de l'organisation ouest-africaine, à Lomé. / Ph. DR
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La capitale togolaise Lomé a accueilli, le mardi 31 juillet, le 53e sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). La crise togolaise a largement dominé les travaux de la réunion régionale. Le pays est déchiré entre une opposition qui réclame le départ du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 et un camp présidentiel qui revendique le droit de son protégé de prendre part au scrutin prévu en 2020.

Les présidents de l’organisation ouest-africaine tentent, depuis des mois, de rapprocher les positions des deux parties. La pomme de discorde réside dans le rejet des partisans du président de la revendication de l’opposition limitant à deux le mandat présidentiel. Une disposition qui empêcherait Faure Gnassingbé de briguer un 5e mandat en 2020.

La réponse à la requête marocaine renvoyée à une date ultérieure

Encore une fois, la requête marocaine d’adhésion à la CEDEAO, présentée en mars 2017, n’a pas été au menu du 53e sommet. En témoigne, la teneur du communiqué final ayant sanctionné les travaux.

Cette absence ne surprend plus. Rien qu’en 2018, l’organisation ouest-africaine a organisé, avant la réunion du 31 juillet, deux sommets extraordinaires. Le premier a eu lieu le 27 janvier à Addis-Abeba en marge de la Conférence des chefs d’Etats de l’Union africaine, alors le deuxième s’est déroulé à Lomé, le 14 avril, sans examiner la demande de Rabat.

On apprend également que du côté marocain, il n’y a eu point de mobilisation précédant la réunion de la CEDEAO du 31 juillet dans la capitale togolaise. Visiblement, on commence à accepter que l’adhésion au bloc régional est une affaire de longue haleine.

Le processus de l’intégration de la Tunisie au Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) est à même de donner quelques leçons aux officiels marocains. Il a fallu attendre plus de deux années, ponctuées de quelques rebondissements, pour que Tunis soit enfin proclamé, le 18 juillet 2018, le 20e membre de la COMESA, alors qu'elle était espérée pour octobre 2017.

Le 53e sommet de la CEDEAO a connu l’élection de Muhammadu Buhari en tant que président de l’organisation pendant une année et l’installation officielle de l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, dans ses fonctions de président de la Commission de la CEDEAO. La prochaine conférence des chefs d'Etats est programmée en décembre prochain à Abuja.

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