En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une meilleure utilisation de nos services. En savoir plus.X

Transports Publié

Maroc : L’Oriental Desert Express, ce train méconnu du grand public

La ligne s’étend sur 305 km, jalonnant des paysages époustouflants. / Ph. AFP - Frédérique Prabonnaud

Le train Oriental Desert Express raccorde la ville de Oujda, au nord-est du pays à celle de Bouarfa, établie au sud-est. La ligne s’étend sur 305 km, jalonnant des paysages époustouflants, lit-on dans un reportage de l’AFP.

La ligne fut construite par les colons français à la fin des années 1920. Jusque-là méconnue du grand public, elle a été rendue célèbre par le dernier opus de la saga James Bond, «Spectre».

C’est grâce à la persévérance d’un homme, Edouard Kunz, un Suisse de 70 ans amoureux des trains et du Maroc, que cette ligne traversant le désert revit. Des touristes peuvent aujourd'hui l’emprunter tandis que seuls quelques trains de marchandises la parcourent encore.

L'aventure de celui que tout le monde appelle Edi commence en 2004. Le Suisse négocie avec l'Office national des chemins de fer marocains (ONCF) afin de faire circuler une locomotive et quelques wagons pour les touristes, dont un en première classe climatisé et un autre des années 1960 duquel il est possible de prendre des photos vitres ouvertes.

«On commence par quelques dizaines de kilomètres de plaine fertile, puis on monte, on passe le tunnel de Tiouli, et après c'est de plus en plus désertique», décrit-il, lui qui a fait le voyage une quarantaine de fois.

«Pour faire les 305 km, il faut entre huit et douze heures, parfois plus s'il faut désensabler ou en cas de tempête. Mais l'essentiel, c'est que le train parte», précise Edouard Kunz. Cet ancien mécanicien de précision dans l'horlogerie installé depuis des décennies au Maroc s'est fait à l'idée que «son» train n'arrive jamais à l'heure.

«Le rythme, le son, la chaleur, la lenteur du train créent une ambiance inouïe. On est totalement bercé par cette atmosphère. C'est la steppe devant, derrière, à l'infini. Un dépaysement total !», témoigne Mona, une Marocaine installé à Paris ayant fait l’expérience de l’Oriental Desert Express.

2 commentaires
FATEM95
Date : le 13 septembre 2017 à 14h39
C'est vrai que c'est un produit touristique au potentiel énorme. Et les les investissements ne sont pas énormes pour l'intégrer dans un circuit. En plus ils ont tout sous la main, pourquoi nos responsables n'y ont-ils pas pensé ?
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com