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Société Publié

Mariage, éducation, taux d’activité, descriptif de la génération des 15 à 24 ans au Maroc

Le Haut-Commissariat au Plan a dévoilé, aujourd’hui, une note qui présente les aspects socio-démographiques et économiques des jeunes de 15 à 24 ans dans le royaume. Voici un aperçu des évolutions concernant cette génération qui a évolué sur une dizaine d’années.

Photo d'illustration/ DR

A l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, le 12 août, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a diffusé une note présentant la génération des 15 à 24 ans. La note se base sur les données du recensement général de la population et de l’habitat de 2014.

En dix ans, les jeunes de 15 à 24 ans ont vu une baisse de 1% de leur nombre, passant de 6,09 millions en 2004 à 6,03 millions. Au niveau de la population, ils représentent le cinquième. D’autre part, plus de la moitié résident en milieu urbain (58,9%), le reste habitant dans le milieu rural.

La région qui totalise le plus grand nombre de jeunes est celle du Grand Casablanca-Settat (19,1%), soit près d’un cinquième des jeunes. La région de Marrakech-Safi (13,5%) détient la seconde place, suivie de près par Rabat-Salé-Kénitra (13,2%). Sans surprise, les régions avec le taux le plus faible effectifs de jeunes se situent au sud du royaume : Guelmim-Oued Noun (1,3%), Laâyoune-Sakia El Hamra (1,1%) et enfin Dakhla-Oued Ed Dahab (0,3%).

Mariage, analphabétisme, instruction ?

Les jeunes de 15 à 24 ans onttendance à plus se marier qu'il y a 10 ans. Le HCP a recensé une proportion de 16,6% en 2014 contre 14% en 2004. Sur cette même tranche d’âge, 29,2% des femmes ont déjà eu un premier mariage contre 3,8% chez les hommes.

Dans le milieu urbain, la différence de l’analphabétisme est faible entre les filles et les garçons (2,8 points d’écart), l’écart se creuse davantage dans le milieu rural où 15 points d’écart séparent les deux sexes. Au niveau national, le taux d’analphabétisme des jeunes (11%) est bien loin des 32,2% de l’ensemble de la population. Le HCP estime que «les jeunes sont globalement moins exposés selon le sexe et le milieu de résidence».

Cette génération va de plus en plus à l’école, en 2004, ils étaient 28,8% à n’avoir aucun niveau d’instruction, dix ans plus tard, ils ne sont que 10,1%. 24,8% ont le niveau primaire contrairement au 24,4% en 2004. 29,6% ont atteint le niveau secondaire collégial en 2014 (contre 25,9% en 2004) et 24,7% le niveau secondaire qualifiant (contre 14,6% en 2004). Le taux le plus faible concerne les études supérieures où seul 10% l’ont en 2014 contre 5% en 2004.

Les formations du secondaire et du supérieur connaissent un engouement de la part des jeunes, 69,5% des garçons ont pu suivre une formation du secondaire ou du supérieur (52,1% en 2004) et 59% des filles (39,1% en 2004). Une baisse a été remarquée au niveau des jeunes sans niveau d’instruction, puisque chez les garçons ils étaient 6,1% contre 18,1% en 2004, chez les filles le taux est passé de 39,1% à 14% en 2014. Le niveau du primaire est atteint par 22,9% (contre 27,4% en 2004), chez les filles, il est de 26,8% (contre 21,5% en 2004).

«Le taux d’activité des jeunes de 15 à 24 ans a baissé entre 2004 et 2014», précise le Haut-Commissariat au Plan. En 2014, il atteint les 35,2% contre 47% en 2004. Un taux d’activité qui diffère légèrement entre le milieu urbain (32,8%) et le milieu rural (38,6%). «Il s’établit à 52,6% pour les jeunes garçons (64,4% en 2004) contre 17,9% pour les jeunes filles (30,4% en 2004)», conclut le HCP. 

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