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Politique Publié

Femmes ministres : Benkirane III fera-t-il mieux que Abbas El Fassi I ?

La Coordination nationale du mouvement pour la parité veut plus de ministères occupés par des femmes dans le prochain gouvernement que dans ceux de Benkirane I et II. L’ONG a adressé à cet effet une lettre au chef du gouvernement.

 

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Le gouvernement Benkirane II. / DR

Les consultations pour la formation du prochain exécutif ? Une affaire exclusivement réservée aux hommes, dont les femmes sont écartées. Un contexte à même de réduire, comme ce fut le cas en 2012 avec une seule ministre, leur présence dans le gouvernement Benkirane III.

Anticipant ce scénario - au demeurant possible -, la Coordination nationale du mouvement pour la parité a demandé, dans une lettre au chef du gouvernement désigné, de respecter l’article 19 de la Constitution du 1er juillet consacrant l’égalité entre les hommes et les femmes. Un objectif qui passe, selon elle, par une hausse de la représentation féminine à l’heure de la répartition des maroquins entre les principaux acteurs politiques.

L’ONG espère que le prochain cabinet fera mieux que ces prédécesseurs ; ceux du 3 janvier 2012 et du 10 octobre 2013, tous deux conduits par Abdelilah Benkirane. Pour mémoire, le premier comptait une seule femme, en l’occurrence Bassima Hakkaoui à la tête du département de la Famille et de la solidarité. Dans le second, quatre femmes avaient rejoint la PJDiste en tant que ministres déléguées à l’Environnement (Hakima El Haité du MP), à l’Eau (Charafat Afilal du PPS), à la Recherche scientifique (Soumia Benkhaldoun, démise de ses fonctions le 20 mai 2015 et remplacée par une autre PJDsite, Jamila El Moussali) et aux Affaires étrangères (Mbarka Bouaida du RNI). 

Une marge de manœuvre réduite pour Benkirane

Le courrier de la Coordination nationale du mouvement pour la parité a peu de chances d’être entendue par le chef du gouvernement désigné. Sur cette question, sa marge de manœuvre est bien réduite puisqu’il n’a pas l’autorité suffisante pour imposer à ses alliés d’accorder aux femmes un quota conséquent. En revanche, il pourrait lever certaines réserves au sein de sa propre formation qui s’opposent encore à leur accession aux postes de ministres. Une décision qui dépendrait essentiellement de ses convictions et de ses choix.

Pour l’heure, les noms des ministrables qui fuitent dans la presse sont quasiment tous des hommes, à l’exception de Salima Bennani, à la tête de la Caisse de compensation depuis mars 2013, pressentie pour diriger en tant que PJDiste un ministère économique de second degré (le Budget ou les Affaires générales du gouvernement).

Dans l’histoire post-protectorat du Maroc, le gouvernement Abbas El Fassi I tient le haut de l’affiche avec sept ministères accordés aux femmes, sur un total de 33. On comptait ainsi dans ses rangs Amina Benkhadra (Energie), Yasmina Baddou (Santé), Nawal El Moutawakil (Jeunesse et Sports), Nouzha Skalli (Développement social), Touriya Jabrane (Culture), Latifa Labida (secrétaire d’Etat chargée de l’enseignement scolaire) et Latifa Akherbach (secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères).

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