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Société Publié

Belgique : Un Marocain gagne son procès contre un policier raciste

«Il en a fallu du temps !», pouvait se dire Nordine Saidi. Pendant ces quatre dernières années, il a dû faire preuve de patience. Aujourd’hui il en récolte les fruits. Après avoir été copieusement insulté et tabassé par un policier en 2009, il a engagé une poursuite judiciaire. La justice belge lui donne raison.

Temps de lecture: 2'
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C’est avec un large sourire sur les lèvres que Nordine Saidi, porte-parole belgo-marocain du mouvement Egalité, militant contre l’injustice et les inégalités sociales, est sorti de l’audience de ce lundi matin. Pour cause, il vient de gagner son procès contre un inspecteur de police raciste. Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné l'inspecteur de police, M. Condijts, à huit mois de prison avec sursis pendant 4 ans, pour violences racistes.

Pour la petite histoire, Nordine avait été arrêté en 2009 pour sa participation à une action BDS «Boycott Israël», raconte-t-on sur le site internet du mouvement Egalité. En présence de plusieurs policiers, M. Condijts lui dira : «Bougnoule, si ça ne te plaît pas ici, retourne dans ton propre pays. Attache une ceinture autour de ton ventre et va te faire exploser dans ton pays à toi». Comme si cela ne suffisait pas, ce dernier ajoutera d’autres injures grossières et racistes : «Tu as appris ton texte par cœur en te branlant le soir», «Vous, les Arabes, avez une bite à la place du cerveau». Après l’avoir dépouillé de sa veste et ses chaussures, M. Condijts le mettra en cellule en lui disant : «Pour la prière, c’est là», indiquant de la main la direction des toilettes.

Quelques temps après, Nordine dépose une plainte pour «racisme et violences policières». Et c’est à ce moment que la bataille commence. Le policier a tout nié en bloc, jusqu'à la dernière minute. Traitant Nordine de menteur, il se défendait de ce que l’arrestation s’était faite selon les règles et s'estimait victime de diffamation de la part de certains de ses collègues, dont il ne comprenait pas les motivations. En effet, un de ses collègues avait témoigné contre lui en 2010, affirmant que les faits qui lui étaient reprochés sont exacts. C’est sur cette base que le tribunal l’a condamné.

Un signal fort

Avant de se prononcer à l’audience ce lundi matin, le juge a insisté sur le fait que M. Condijts n’en n'est pas à sa première infraction, et qu’il a témoigné de manière répétée d’une attitude raciste. De plus, le juge a souligné que le policier est celui qui doit donner l’exemple. Or M. Condijts a fait preuve de violence. Ce qui est déjà grave. Mais comme si cela ne suffisait pas, il a tenu des propos racistes envers un citoyen.

Dans communiqué rendu public de lundi, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme qui s’était constitué partie civile dans cette affaire, s’est réjoui de son issue. «Par cette condamnation, le tribunal a envoyé un signal important», a déclaré Edouard Delruelle, directeur francophone du Centre. En effet, les actes de violence et de racisme envers les immigrés, généralement arabes, sont très récurrents. D’après M. Delruelle cela est «inacceptable, surtout de la police qui doit servir d’exemple dans notre société».

Et les autres ?

Si Nordine a pu obtenir gain de cause, plusieurs autres Belgo-marocains souffrent en silence, après avoir été chiffonné, tabassé et insulté par des éléments de la police. L’un des cas les plus tristes est celui de Moad, un jeune Belgo-marocain, de 14 ans, victime d’une agression présumée en janvier dernier. L’enquête préliminaire n’avait rien donné. En attendant les conclusions du Parquet ou de la police des polices, le jeune adolescent continue de subir les menaces des policiers qui l’ont agressé et ces derniers, poursuivent leurs fonctions en toute impunité. Jusqu'à quand?

Rectification au nom de la verite.
Auteur : verité blessante
Date : le 09 mai 2017 à 23h24
Pour le 1ier fait le policier a été acquitté sur toute la ligne. Son accusateur avait tout simplement omis de dire la verite qu'il avait d'ailleurs declare deja fin 2009 : pas de coups et blessues ni de racisme.
En ce qui concerne le 2ieme fait, son accusateur a ete reconnu coupable de provocation et avoir commis de actes de violences graves á l'encontre du policier M.C. Vous etes tres loin de la verite, vous n'avez voulu croire votre propre haine, mais pas la verite.
Il se permettent tout ces flics de M....
Auteur : Michelparney
Date : le 01 juillet 2013 à 17h29
INCROYABLE MAIS VRAI !!!

CITOYENS, ATTENTION AUX EVENTUELLES PRISES D’OTAGES AUTORISEES EN BELGIQUE

En mai 2012, lorsque je circulais tranquillement sur une autoroute, j’ai été verbalisé de 150 € par la police belge pour avoir respecté la vitesse et d’avoir refusé de prendre le risque de nous faire tuer mon épouse et moi entre deux camions.

De plus, cette affaire est soutenue par le Ministère Fédéral de l’Intérieur Belge ainsi que par la plus haute autorité.
Eh oui !!!!

Dr. Michel PARNEY D.N.
racisme
Auteur : ralidou34
Date : le 23 avril 2013 à 21h53
c inadmissible que de tels actes existes puissent exister.
par cette condamnation justice a ete rendu mais combien d'autres injustices commises envers nos freres sont restees impunies.c dommage
bravo pour le témoin
Auteur : Mssoune
Date : le 23 avril 2013 à 11h18
Un grand bravo pour le témoin policier courageux qui est sorti du lot.
Article tâché d'intox et propos malsains,"vous les Arabes,vous avez une bite au lieu du cerveau",Vulgaire!!!!
Auteur : Chibani2
Date : le 23 avril 2013 à 09h35

Version d'un autre glas:

Il est de moins en moins rare qu’un policier soit condamné. Mais pour discrimination raciale, cela reste l’exception. Pourtant, le tribunal correctionnel a retenu deux infractions, hier matin, à charge de l’inspecteur principal Marc C.

La première a été perpétrée en août 2009. Le prévenu était intervenu près de la gare du Midi pour un problème de roulage. Il a reconnu un habitué et l’a fait embarquer. Au commissariat, ce dernier s’est rebellé et l’agent de la force publique l’a traité de “bougnoule”, juste bon pour “rentrer dans ton pays”. Il a demandé également pourquoi le plaignant ne partait pas jouer les kamikazes à l’étranger…
Un ancien collègue du prévenu a confirmé les dires de la victime.

Le second délit visait des coups et blessures infligés à un subalterne qui s’est également vu reprocher ses origines maghrébines. Reprochant à un patrouilleur d’avoir interpellé un couple et essuyant de sa part une réaction ambiguë, l’inspecteur principal a haussé le ton, avant de lui décocher des coups de poing au visage. Ensuite, il reconnaîtra qu’il avait perdu son self-control face à un “bougnoule”…

Quand le tribunal a déclaré les préventions établies, Marc C. s’est effondré et a perdu connaissance, avant le prononcé de la peine. Il a été secouru par une équipe médicale et, après quinze minutes d’interruption, le juge l’a condamné à 8 mois de prison avec sursis.

Le Centre pour l’égalité obtient l’euro symbolique et l’ancien collègue 100 euros. Les 900 jours d’incapacité réclamés par celui-ci sont réduits à quatre jours.


Dernière modification le 23/04/2013 09:36
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