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Grand Angle

Maroc : Une étude fait le lien entre le décrochage scolaire et la polygamie

Deux chercheurs universitaires à Marrakech se sont intéressés aux facteurs spécifiques et aux obstacles qui favorisent l’abandon scolaire à travers 75 provinces du Maroc. Selon les résultats de l’étude, les structures familiales polygames qui perdurent dans certaines régions font partie des éléments liés à un taux plus élevé du décrochage.

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Temps de lecture: 4'

Face aux données limitées sur l’impact considérable des facteurs individuels expliquant l’abandon scolaire au Maroc, deux chercheurs de l’Université Cadi Ayyad à Marrakech et de l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) ont orienté leur travail vers une approche géographique aux démarches combinées. L’objectif a été d’identifier des variables spécifiques, sur la base de 100 références à travers 75 provinces du pays.

Dans leur étude «Obstacles territoriaux à l’origine du décrochage scolaire précoce au Maroc : analyse spatiale multivariée», Aomar Ibourk et Soukaina Raoui mettent en évidence notamment «des facteurs liés à la taille des ménages surpeuplés avec une structure polygame». Dans ces familles, la charge financière relevant de la responsabilité du chef de famille est en effet «plus importante», surtout lorsque celui-ci constitue la ressource de subsistance unique tous les autre membres, expliquent les chercheur.

Pour cette raison, les auteurs considèrent la polygamie comme «un facteur aggravant de l’exclusion des enfants de l’école». Il ressort en effet de cette étude que «le processus d’abandon scolaire a un caractère multifactoriel, corrélatif et cumulatif».

Un phénomène aggravé par des facteurs territoriaux

Dans ce sens, les résultats de la recherche identifient aussi «le statut matrimonial de veuf», qui met à l’épreuve surtout l’autonomie des femmes. Par ailleurs, les chercheurs retiennent que la pauvreté, l’isolement et l’éloignement de certaines provinces à dominante rurale sont parmi les autres facteurs déterminants, dans les zones où le taux de décrochage scolaire est plus élevé. Si ces éléments s’accumulent, les apprenants sont plus enclins de se retrouver précocement en dehors du système éducatif national.

Les chiffres traduisent bien ces observations, montrant que les taux de décrochages sont au plus bas (1%) dans les régions où les populations sont moins concernées par l’accumulation des facteurs de risque. Mais ce pourcentage peut grimper jusqu’à 25% dans les provinces les plus touchées par la multiplication de ces éléments-là. Selon les chercheurs, la moyenne générale avoisine les 8%.

Par zones géographiques, Casablanca, Rabat Guelmim, Boujdour, Es-Semara, Tan-Tan et Assa-Zag montrent les taux les plus faibles. L’abandon scolaire reste plus élevé dans les provinces de «Chichaoua, Essaouira, Rehamna et Youssoufia, Azilal, Al Hoceïma, Chefchaouen, Figuig, Guercif, Taounate, Moulay Yacoub et Sidi Bennour».

Par ailleurs, ces données mettent en avant la corrélation étroite entre l’abandon scolaire avant l’âge de 15 ans et l’emploi peu qualifié. A l’inverse, la préscolarisation a un impact positif important sur l’édification du capital humain dès le plus jeune âge, outre le modèle des écoles de proximité qui permettent de maintenir les enfants dans le système éducatif plus longtemps.

Ces éléments soulignent ainsi l’importance, selon les chercheurs, d’axer les interventions au niveau territorial sur «des ajustements multidimensionnels et multisectoriels», qui tiennent compte de l’écosystème local et de ses défis spécifiques. Des données qui corroborent également le constat du ministère de tutelle, selon lequel près de la moitié (45,5%) des apprenants concernés par le décrochage se trouvent dans le milieu rural.

L’été dernier, le ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports a fait savoir que le nombre de sorties du système éducatif a diminué de 12% en un an, passant de 334 000 élèves pour l’année scolaire 2021-2022 à 294 000 pour 2022-2023.

Le décrochage scolaire coûte 10% du budget de l’Education nationale

Les chercheurs fondent leur étude notamment sur des éléments révélateurs du défi que constitue l’abandon scolaire au Maroc, à la lumière des résultats du rapport sur l’Education pour tous, ou encore les scores relativement faibles aux évaluations Trends in International Mathematics and Science Study (TIMSS) et Progress in International Reading Literacy Study (PIRLS). «Ce phénomène prive les écoliers concernés de la possibilité de développer leur potentiel et limite leur contribution au développement régional», soulignent-ils.

Ils rappellent aussi que selon la Banque mondiale, des milliers d’élèves quittent l’école chaque année dans le pays, avant d’obtenir un certificat ou même d’avoir terminé la scolarité obligatoire. Parmi les apprenants qui restent dans le système éducatif, deux tiers ne savent pas lire couramment à la fin du primaire. «Au cours de la seule année scolaire 2019/2020, 304 545 ont quitté l’école publique sans certification, 78% de ces abandons se produisant au primaire et au collège, des cycles censés retenir les élèves jusqu’à l’âge de 15 ans», ajoutent les auteurs de l’étude.

Le poids économique de ce phénomène reste également considérable. Selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le décrochage scolaire coûte près de 10% du budget de l’Education nationale et environ 9 milliards de dirhams chaque année. Dans un avis en mai 2024, l’institution souligne que le décrochage scolaire entre le primaire et le collégial est l’un des éléments principaux du cheminement des jeunes marocains vers le profil des NEET.

Contre ce phénomène, le Conseil a d’ailleurs préconisé de «généraliser les écoles communautaires en milieu rural, tout en veillant à renforcer leurs équipements et à étendre la couverture des services de transport scolaire». Il est aussi question de «renforcer l’offre publique de formation professionnelle en milieu rural, en adaptant les spécialisations aux besoins de chaque région et de chaque territoire».

Dadiss
Date : le 29 janvier 2025 à 09h42
Corrélation ne veut pas dire causalité.. Quel dommage que des chercheurs universitaires fassent cette erreur stupide...
Dernière modification le 29/01/2025 08:12
mehdiamine
Date : le 29 janvier 2025 à 00h02
Le vrai problème c’est le budget de l’enseignement et des aides aux familles défavorisées. Entre le foot et l’éducation, je choisis l’éducation.
Marok1deFronce
Date : le 28 janvier 2025 à 21h55
C'est bien ça le problème. Tu as sit que tu ne voulais pas lire et après tu demandes d'où sort elle l'information. J'ai pas lu le reste de ton commentaire.
Citation
anonymesmuslman à écrit:
Comme je l'ai dis plus haut, je n'ai pas envie de lire un article qui criminalise un droit offert par dieu à l'homme et qui réjouit les néo-feminazis. Je suis au maroc et j'y ai vécu toute ma vie. Le décrochage scolaire est dû à plusieurs paramètres mais surtout pas à ces conneries. J'en ai vu dans mon entourage scolaire et universitaire et je pourrais en faire un mémoire facilement. Les études peuvent être orienté comme bon nous semble lol. Dans mon domaine j'ai vu des mémoires de certaines personnes qui étaient faux, mais présenter avec des preuves sortit de leur contexte. On fait beaucoup d'analyse et on les étudies énormément. Juste pour vous dire, avec assez d'éléments je pourrais vous pondre des études totalement fallacieuses mais très convaincante . Mon autisme d'asperger me le permet facilement et mon ego ne me permet pas de lire votre article, en même temps ça ferait mal à mon ego vu que j'ai déjà critiquer... Vive la polygamie et les grandes, très grandes familles musulmanes. Je pousserais les gens à être polygame dns la mesure de leur capacité.
anonymesmuslman
Date : le 28 janvier 2025 à 21h03
Comme je l'ai dis plus haut, je n'ai pas envie de lire un article qui criminalise un droit offert par dieu à l'homme et qui réjouit les néo-feminazis. Je suis au maroc et j'y ai vécu toute ma vie. Le décrochage scolaire est dû à plusieurs paramètres mais surtout pas à ces conneries. J'en ai vu dans mon entourage scolaire et universitaire et je pourrais en faire un mémoire facilement. Les études peuvent être orienté comme bon nous semble lol. Dans mon domaine j'ai vu des mémoires de certaines personnes qui étaient faux, mais présenter avec des preuves sortit de leur contexte. On fait beaucoup d'analyse et on les étudies énormément. Juste pour vous dire, avec assez d'éléments je pourrais vous pondre des études totalement fallacieuses mais très convaincante . Mon autisme d'asperger me le permet facilement et mon ego ne me permet pas de lire votre article, en même temps ça ferait mal à mon ego vu que j'ai déjà critiquer... Vive la polygamie et les grandes, très grandes familles musulmanes. Je pousserais les gens à être polygame dns la mesure de leur capacité.
Citation
Marok1deFronce à écrit:
D'où tu tiens ces informations ? Il suffisait de la lire : Avez vous non seulement lu l'article ? L'article est à porté de clic et pas très long. Tout est devant toi, et pourtant, malgré ça, rien... Un petit proverbe que j'aime bien : nul n'est plus sourd que celui qui ne veut rien entendre.
Chocolatinette
Date : le 28 janvier 2025 à 20h32
Tu as lu l'article ?
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anonymesmuslman à écrit:
Mdr mdr mdr... D'où tu tiens ces informations ? Les seules polygames que j'ai vu dans ma vie paraissent particulièrement aisé, loool. De toute manière qui fait la polygamie sans en avoir les moyens ? En plus tu résumes la polygamie au sexe ?
Marok1deFronce
Date : le 28 janvier 2025 à 20h15
D'où tu tiens ces informations ? Il suffisait de la lire : Avez vous non seulement lu l'article ? L'article est à porté de clic et pas très long. Tout est devant toi, et pourtant, malgré ça, rien... Un petit proverbe que j'aime bien : nul n'est plus sourd que celui qui ne veut rien entendre.
Citation
anonymesmuslman à écrit:
Mdr mdr mdr... D'où tu tiens ces informations ? Les seules polygames que j'ai vu dans ma vie paraissent particulièrement aisé, loool. De toute manière qui fait la polygamie sans en avoir les moyens ? En plus tu résumes la polygamie au sexe ?
anonymesmuslman
Date : le 28 janvier 2025 à 20h08
Mdr mdr mdr... D'où tu tiens ces informations ? Les seules polygames que j'ai vu dans ma vie paraissent particulièrement aisé, loool. De toute manière qui fait la polygamie sans en avoir les moyens ? En plus tu résumes la polygamie au sexe ?
Citation
Chocolatinette à écrit:
Avez vous non seulement lu l'article ? Et dans ce contexte, je rejoins ce que dit Nana d'Enfer. Qui dit polygamie avec UN chef de famille n'ayant qu'UN seul salaire pour subvenir aux besoins de tout le monde = pauvreté +++ et donc quand on est pauvre, il se passe quoi ? Plutôt que de favoriser l'éducation, on passe son temps à chercher de l'argent pour pouvoir manger à sa faim. Dès que les enfants ont l'âge, on les envoie sur les routes pour vendre du pain aux automobilistes qui auront envie de s'arrêter, parfois avec des faveurs en prime parce que bon ... faut qu'ils comprennent qu'on n'a rien gratuitement. La vie est dure et encore plus quand on est pauvre et à la merci d'autrui. C'est ça de ne penser qu'à sa braguette, plutôt qu'aux responsabilités qui vont avec derrière.
Chocolatinette
Date : le 28 janvier 2025 à 18h35
Avez vous non seulement lu l'article ? Et dans ce contexte, je rejoins ce que dit Nana d'Enfer. Qui dit polygamie avec UN chef de famille n'ayant qu'UN seul salaire pour subvenir aux besoins de tout le monde = pauvreté +++ et donc quand on est pauvre, il se passe quoi ? Plutôt que de favoriser l'éducation, on passe son temps à chercher de l'argent pour pouvoir manger à sa faim. Dès que les enfants ont l'âge, on les envoie sur les routes pour vendre du pain aux automobilistes qui auront envie de s'arrêter, parfois avec des faveurs en prime parce que bon ... faut qu'ils comprennent qu'on n'a rien gratuitement. La vie est dure et encore plus quand on est pauvre et à la merci d'autrui. C'est ça de ne penser qu'à sa braguette, plutôt qu'aux responsabilités qui vont avec derrière.
nana d'enfer
Date : le 28 janvier 2025 à 18h14
Ils aurait du remplacer « polygamie » par pauvreté. Ça serait plus pertinent .. tous les polygames sont-ils pauvres? Va savoir… Tous les pauvres sont-ils polygames? Je ne pense pas!
anonymesmuslman
Date : le 28 janvier 2025 à 18h07
Voilà comment je vois cette étude que je ne prendrais même pas la peine de lire tellement elle parait pathétique...
Citation
anonymesmuslman à écrit:
La prière des musulmans serait la cause première des séismes partout dans notre monde. La prosternation à répétition fait vibrer la terre chaque jour et ça fait bouger les plaques continentales. A force de dire "soubhana lah" les musulmans créent des cyclones grâce à leur haleine chaude pleine de hrira durant le ramadan et cela chaque année. On nommera les cyclones avec des noms féminins histoire de contrer le pouvoir destructueur des musulmans. Vu qu'ils ont peur des femmes... En plus d'impacter la rotation de la terre durant le tawaf. Les musulmans inspirent les jeunes à tourner en rond concernant leur vie sans trouver de solution. Ils sont à l'origine du concept de "cercle vicieux"
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