Les partisans du Polisario en Mauritanie dénoncent le rapprochement avec le Maroc. Au lendemain de la signature d’un protocole d’accord bilatéral sur l’électricité et les énergies renouvelables, l’Union des forces du progrès a mis en garde contre un alignement de Nouakchott sur les positions de Rabat relatives à la question du Sahara.
La formation a estimé hier dans un communiqué que «ces projets manquent de réalisme car ils négligent la question du Sahara, dont on craint qu’il soit un prélude à notre implication dans un conflit dont nous nous sommes retirés depuis des décennies, à l’abandon de notre position de neutralité positive, et à la reconnaissance du droit du peuple sahraoui frère à l’autonomie et à l’autodétermination».
«Nous dénonçons la mesure honteuse et insultante prise par le ministre de l’Énergie et le gouvernement mauritanien, car elle représente une violation flagrante de la crédibilité et de la dignité de notre pays et de la position de neutralité positive dans le conflit du Sahara», fustige le parti de gauche qui n’a aucun siège au Parlement. Et d’appeler les autorités de Nouakchott «à se retirer de ces ententes suspectes» avec le Maroc.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Union des forces du progrès se fait l’avocat des positions du Polisario en Mauritanie, un pays qui reconnaît la «RASD» depuis 1984. Outre ses participations aux congrès du Front, l’UFP avait condamné, en décembre 2022, les frappes de drones des Forces armées royales (FAR) ayant ciblé des chercheurs d’or mauritaniens dans la zone située à l’Est du Mur des Sables.